Compositiondu mortierde ciment,pour les E-cluses & au-tres ouvra-ges faitsdans Veau.
"Pratiquepréliminairepar rapportAux pal-planchespour njfeoirle majjifd’une Eclu-se fur unionfond.
ÌP4 Architecture Hydraulique, Livre L
zo 3 . L’on prend pour la composition du ciment ordinairetrois parties égales de tuileau le plus dur, des éclats de la pierrede taille, ôt du mâche-fer ou pecadin provenant des forges oùl’on coule le fer , qu’on pulvérisé séparément : on les passe en-suite au tamis, ayant foin de laver cette poudre dans des cuvesafin d’en ôter le chardon qui peut s’y rencontrer. Après qu’elleest bien nettoyée ôt sechée, l’on forme de ces trois matières mê-lées les bords d’une efpece de bassin dans lequel on éteint en-viron la moitié de l’équivalent de chaux vive, qu’on laisse re-poser pendant quelques heures; après quoi on broyé le tout en-semble , que l’on pose sur des plates-formes de pierre ou demadriers assises solidement, pour le battre une fois par jour avecdes battes serrées, pendant sept à huit jours de fuite , jusqu’à ceque le ciment fasse une pâte douce à la main.
Lorsqu’il n’est pas employé fur le champ , il faut le remanierde tems à autre pour l’empêcher de durcir, observant de n’ypoint jetter d’eau lorsqu i! s’agit de le rebattre; mais dans les cas denécessité, l’on peut y employer un peu de lait de chaux vive qu’onéteindra à mesure qu’il en sera besoin.
Dans le pays où l’on est à portée d’avoir de la pozzolane, de laterrasse de Hollande , ou de la cendrée de Tournay ; l'on peutaussi en faire un très-bon usage, pour la construction des ouvra-ges assis dansl’eau; c’est pourquoi l’on fera bien de lire ce quel’en ai rapporté dans le troisième Livre de la Science des Ingé-nieurs, Ôt dont l’application fera aisée à faire au sujet que je traiteprésentement.
Pour remplir les joints desparemens de pierre de taille des éclu-ses, l’on se sert d’un mastic composé de trois parties égales de pou-dre de test, ou morceaux de pots recuits au four ; de pecadinou crasse provenant des verreries ,- ôt de limaille de fer sortantde 1 enclume des Maréchaux, le tout réduit en poussière. Aces matières on ajoute environ la moitié de chaux étein-te , faisant alors ìo tiers du tout. L’on mêle ensuite cette com-position avec les mêmes précautions que la précédente ; & lors-qu’on ne sentira plus de parties grumeleuses, l’on prendra de groslimaçons rouges fans coquille, dont on retirera la peau, pouíles bien broyer avec ce mastic.
509. Quand on est assez heureux pour rencontrer un bon fondqui n’est pas susceptible d’assaissement, ôt sur lequel on peut entoute sûreté asseoir immédiatement la maçonnerie , comme estcelui que nous avons compris fous la seconde efpece ; c’est ust