Chap. X. de la Construction des faux Radiers; Soig-ne les doit tirer qu à meíiire qu’ils seront employés pour empê-cher qu’ils ne se sèchent.
3 2(5. Les intervalles que les tunes laissent entr’elles se rem-plissent ensuite avec des pierres plates des plus dures , posées dechamp les unes contre les autres, serrées à force par des piquetsfrappés à grands coups de maillet dans les vuides que leurs jointspeuvent laisser ; afin que la violence du courant ne puisse pointles déranger. L’on verra la naissance ôc le progrès de l’ouvragedont nous parlons, fur les Planches XIX, XX, XXI, expriméaussi naturellement qu’il est possible.
Voilà à quoi se réduit la construction des faux Radiers ordi-naires , dont l’épaisseur des lits de glaise , de fascinage & dupavé se régie sur la profondeur où son pourra établir le tout ; ensorte que le bord de la surface du dernier plancher de f Ecluse, setrouve de deux ou trois pouces supérieur à celui du faux Radier.
327. Pour peu que «son réfléchisse sur la construction précé-dente , l’on conviendra qu’elle a été fort heureusement imagi-née , & que dans fa simplicité elle est préférable à un massif quine compoferoit qu’un seul corps ; car il s’agit ici de résister àtrois fortes d’attaques de la part de seau; premierement, àcelle des courans qui peuvent fe former fur le fond, 6 c qui ve-nant à íe fortifier de plus en plus, pourroient détruire tout l’ou-vrage. Secondement, contre simpétuosité d’une mer qui a flux& reflux, toutes les fois qu’après s’être retirée elle a laissé à secla partie de sEcluse qui la regarde, de là vient à remonter enpoussant avec violence ses flots vers l’Ecluse , dont faction ho-rizontale ne manqueroit pas de sapper les corps fur lesquels ilsauroient prise. Toisiémement, de la part de seau de la retenuelorsqu on vient à la lâcher, qui entraîneroit avec elle tout ce quis’opposeroit à son passage, fi agissant comme elle fait de hauten bas selon une direction oblique, on lui laissoit savantage decreuser le fond qu’elle vient choquer. Ce sont ces trois incon-véniens qu’il faut donc faire en forte d’éviter, & que l’on fauvequand les faux Radiers font construits avec foin.
l- a glaise par laquelle nous avons commencé, est de toutesles matières celle qui fe lie le mieux avec le fond du terrain, dequelque nature qu’il soit; parce que de même que la cire, elle seprete sans fe désunir à la figure des corps qu’elle reçoit dans sonsein a mesure qu’on la bat, & s’incorpore de maniéré à ne pluslaisser d’intervalle à seau, qui ne fait que glisser fans pouvoir la pé-nétrer.
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Maniéré dedisposer lespierres dontle dernierUt âefasci -nés doit êtrerecouvert.
Remarquéfur lesavantagesde la cons-truSlionprécédente,