. 212 Architecture Hydraulique, Livre ï.
mais l’hyver suivant il se repentit bien de son entêtement : totrtle parement de cette Ecluse tomba en ruine, parce que la pierreen étoit gelisse, quoique bonne en apparence. Ce qui montre laconséquence de n'en point employer qui n’ait été suffisammentéprouvée, faisant attention que celle qui réussit à l’air , peut de-,venir fort mauvaise quand elle est employée dans l’eau.
Dissertation zL’on a coûtume de poser la premiere affilé des Bajoyersnieredepo- mr le plancher du radier, asm de 1 enclaver dans la maçonnerie ;fer la pre- cette pratique me répugné,ôt il y a lieu de craindre que ce plancherduparement ven ant apounr parla iuite des tems, cela ne donne lieu aux pa-desBajoyers remens de porter à faux, par conséquent à de fâcheuses dégrada.-au'píanch? t * ons ’ car ^ on ne P eut disconvenir que ce ne soit un grand incon-iu radier 7 vénient, de larder de la charpente dans de la maçonnerie, quandon n’a pas la facilité de changer les pieces à mesure.qu’elles devien-nent défectueuses Je n’ignore pas que cette partie du plancher n’é-tant point à l’air, se conservera plus long-tems que le reste d u ra-dier; mais lorsque tôt ou tard il faudra lerenouveller , comment s yprendra-t-on pour le séparer de ce qu’il aura d’enclavé , ou réparéecette partie même ? Cela paroît fort difficile & montre bien lanécessité de faire ce dernier plancher du meilleur bois de chênequ’il fera possible de trouver.
Comme de fort habiles gens ont prolongé le plancher dont jeparle , d’environ 2 pieds fous les Bajoyers; oserois je prendre íutrmon compte de le borner à la juste superficie du radier , en leterminant contre le parement comme on le fait pour son recou-vrement ; quoiqu’au fond je n’y vois point d’inconvénient, & en-core moins la nécessité de cette prolongation , sinon pour éta-blir la premiere assise sur une plate-forme, êt non pas en partisfur les traversines & la maçonnerie qui est entre deux , craintepeut etre que la différence de solidité de ces deux corps , n’eníàfíe naître dans l’affaiffêment qu’ils peuvent recevoir, quand ilsseront chargés des Bajoyers, & dont la surface pourroitse ressentir.Cette raison paroît d’autant plus spécieuse., que pour la construc-tion de l’ancienne Ecluse de Gravelines, M. de Vauban a faitrégné r fous la premiere assise, du parement, un cours de. madriersde 9 pouces d’épaisseur fur 1 6 de largeur , qui se trouvoit parta-gé en deux également par l'aplomb de la surface du mur. Cettepratique, quoique bonne pour la solidité actuelle de l’ouvrage ,ne supprime point sinconvénient dont il s’agit, au contraire elle! >ent l'accroître dans la fuite, puisque plus il y aura de bois em-ployé fous le parement, & plus le mal peut devenir sensible : au