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Seconde partie. Tome second.
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Chap. V. des jette’es de Fascinage. 93

de trois pieds de longueur, à la tête defquels on fait un crochet,on les enfonce de fuite à 18 pouces de distance les uns des au-tres , suivant l’allignement de la jettée, ces rangées répetées dela forte de ; en z pieds fur toute fa largeur ; ensuite Ton formeles tunes composées de deux ou trois brins ou verges de i $ oux 6 pieds de longueur entrelassés au tour des piquets qu’on alaiífé saillir pour cela, ôc formant ensemble un cordon d’environdeux pouces de relief pour fixer les Fascines, parceque le cro-chet des piquets empêche qu en achevant de les enfoncer, laderniere branche ne s’échappe ; car il faut que chaque tune presseles Fascines, de maniéré que fléchissant d’une part, ôc se recour-bant extérieurement de l’autre, le tout compose une assiettepresque de niveau pour recevoir les couches du lit suivant.

C’est en répétant les lits de Fascines arrêtés de la forte quel’on éleve successivement le corps des jettées, prenant gardeque les rangées de piquets soient répandues dans différents plansverticaux , pour lier de la maniéré la plus intime les lits supé-rieurs avec les inférieurs , ce qui fe pratique avec beaucoup d'in-telligence de la part des ouvriers qui ont coutume de manier leFascinage, car tous n’y font pas propres; c’est pourquoi ilfaut quand on n’en a pas fur ies lieux, en attirer pour instruireles autres.

Comme l’on ne peut travailler à la construction des jettées quependant l’abfence de la Mer, l’on a grand foin avant que d’aban-donner l’ouvrage de le charger de grosses pierres y fans quoielle ne manqueroit pas à son retour de le détruire, le Fascinagedemandant beaucoup de sujettion, jusqu a ce qu’il soit entiere-nient élevé au-dessus des plus hautes eaux. Lorfqu’eníuite laMer permet de reprendre le travail , l’on écarte les mêmespierres pour le continuer, ôc l’on s’en-fert de nouveau dès qu’on,.Vient à le quitter.

722. Lorsqu’enfin l’on est parvenu jufqu’au couronnement,l’on couvre toute la surface , tant du sommet que des re-traites ôc taluds en risberme , d’un grillage de bois de sapin de■4- pouces d’équarissage , dont les compartimens font de deuxpieds en quarté , arrêtés par de petits pilots ou plançons M ,enfoncés de biais, de douze à 13 pieds de longueur fur m à 12pouces de circonférence par le gros bout, le reste allant en di-minuant ju r qu’à la pointe, comme on peut le voir aux figures4 & 61 qui représentent le progrès du travail, & où l’on remar-quera les retraites NL, SU, ôc les risbermes NY ôc RZ»

Pour em-pêcher quel’aâìon dela Mer nedétruise les'travaux deFascinage Sil saut .encouvrir lasurface pafun gri lage fdont lescompanï”'