Chap. VIL des jette’es et digues de Maçonnerie, i 19Cherbourg & à Bayonne & qui peut s’appliquer principalementaux travaux faits dans l’Océan, après quoi l’on trouvera dans lesChapitres IX, X ôt XI, ce qui convient particulièrement àla Méditerranée.
SECTION PREMIERE.
Où ton enseigne de quelle maniéré ont été conftruites les Jettéesfaites au Port de Cherbourg.
7jo. Quand on veut construire des jettées de Maçonnerie, ilfaut avant toutes choses faire une juste estimation de la profon-deur à laquelle le Chenal doit parvenir , asin d’établir les fon-demens des jettées à z ou 4 pieds au-dessous de cette profon-deur, pour qu ils ne puiílent jamais être endommagés par le cou-rant, soit de la Riviere si c’en est une qui le forme, soit de lapart de la retenue des écluses ; observant pour plus de sûretéde garantir les bords intérieurs & extérieurs des mêmes son dé-mens par une file de palplanches, dont la ventriere réponde àla premiere retraite , faite à un pied plus haut que les bassesMers des vives eaux ordinaires, comme on le voit représentéaux Figures 5 & 8 de la Planche XI, qui comprennent les pro-fils des jettées de Cherbourg.
Après qu'on y eut fait ces observations relativement à la pro-fondeur du Chenal que l’on comptoir excaver de 9 à 10 piedsplus bas qu il ne l’étoit, l’on vit qu’il falloir que la premiereassise des fondations pour les jettées, fut posée à t2 pieds au-dessous du niveau de l’estran , par conséquent combien il seroitdifficile & dispendieux de faire des batardeaux assez forts poursoutenir le poids & le choc de la Mer; que quand même onréuffiroit, l’on ne pouvoir se flatter de jamais parvenir à épuiserseau du fond des tranchées qui devoir se trouver de 22 à 2zpieds au-dessous du niveau de ses vives eaux ; d’ailleurs qu’ilfau d roi t détruire & refaire ces batardeaux à mesure que l’on^vancereit, ce qui seroit perdre beaucoup de tems ; ainsi l’onrésolut de s’en passer tout-à-fait en ne travaillant que par partiespendant l’absence de la Mer , & toujours successivement sur^ne longueur proportionnée au tems dont on pourroit jouir.
77 i. Avant que d’entrer dans le détail de la conduite que l’on* suivi pour ce travail, il est bon d’être prévenu que le corps de
Maximafur la ma-niéré debien établirles jettéesde maçon-nerie.
Pl. XLFig. 3. Sc
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Explica-tion. des pro-fils qui ont