servi à di-riger les jet-tées iu Portde Cher-bourg.
XI.
Fig. 8 .
Maniéréd’encaiJJ'erla fonda-tion des jet-tées de ma-çonnerie.
120 Architecture Hydraulique, Livre III.
chaque jettée a été composé de deux gros murs de bonne ma-çonnerie E, A, B, C, D. Le premier faisant face à la Mer &f autre au Chenal, liés ensemble de dix en dix toises par d’autresmurs traversant toute l’épaiíleur des jettées, comme le montrela Figure , leur intervalle formant autant de coffres remplis deMaçonnerie en argilie par un esprit d’œconomie , mêlée d’uripeu de chaux pour lui donner plus de consistance, vû la grandeépaisseur de ces jettées qui est de vingt-huit pieds au-dessus de *la derniere retraite , le sommet réduit à 20 pour avoir de part& d autre un taîud de 4 pieds.
Lorsque les murs de face, ceux de liaison 6c de remplissageeurent été élevés à 5 pieds au-dessous du sommet des jettées ,l'on a recouvert ces derniers fur toute leur longueur par unevoûte C , G , H, C , dont les retombées s’appuyent fur les pre-mières , pour donner lieu à la platte-forme GH.
752. Les allignemens qui bornoient l’épaisseur que devoítavoir chaque jettée, ayant été tracés, l’on ne s’occupa d’abordque de ce qui pouvoir faciliter renfoncement des palplanchesqui dévoient encaisser la fondation ; ainsi l’on commença parcreuser le long des mêmes allignemens , mais par succession ,des bouts de tranchée dont la profondeur étoit reglée furie ni-veau où devoir se terminer la tête des palplanches , ne luidonnant de largeur que ce qu’il en falloir indispensablementpour les ranger ôc les battre fans rien déblayer du reste de lafondation qui ne fut creusée sur toute son épaisseur qu'aprèsque les palplanches eurent entouré la partie des jettées qu’onavoit dessein d’élever pendant la campagne.
Comme il s’agissoit de travailler en pleine greve fans le se-cours d’aucun batardeau, il falloir pour profiter du tems de labasse Mer , qui n’étoit que d’environ trois heures & demi ,n’avoir à épuiser que le moins d’eau qu’il seroit possible pourmettre les tranchées à sec. Pendant une heure, deux moulinsà chapelet vuidoient l’équivalent de vingt toises cubes d’eau ;ainsi il ne restoit gueres que deux heures ôt demi pour le tra-vail effectif , qui se réduifoit à enfoncer environ deux toisescourantes de palplanches, maintenues bien d’allignement entredeux ventrieres. Ces palplanches liées ensemble à rainure 6Llanguette faites en grain d’orge avoient 5 pouces d’épaisseur,
12 pouces de largeur, & étoient d’une longueur proportionnée
à la nature du terrein , qui en exigeoit communément de 10 à i 1pieds, pour résister après leur enfoncement au choc d’un niou-
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