íhuri iesrivières.Exemple ti-ré de celledeBayonne.
Nécejsitêde rétrécirVembvtt-chure d'unfleuve pardes jettées ,pour rendrela vitefle ducourantcapableà’empêcherles attéris-Jemsns.
124 Architecture Hydraulique. Livre III.
Si le cours de la Riviere à son embouchure n a qu’une mé-diocre vitesse & peu de profondeur d eau dans le tems des bassesMarées, comme cela íe rencontre assez ordinairement, il n’ya point de doute que la Mer n’apporte des sables & ne formedes bancs, ce qui ne manque pas d’arriver quand elle a plus deforce pour remonter la Riviere que cette derniere n’en a pourla repousser. Que fi dans le tems de leur opposition l une &l’autre fe trouvent en équilibre , c’est alors que les dépôts de-viendront sensibles à l’endroit où le repos fera le plus marqué ,comme cela est arrivé à l’embouchure de la Loure, où s’est ac-crue la barre qui auroit absolument interdit le Commerce deRayonne avec la Mer, si l’on n’y avoir remédié par les jettées deMaçonnerie, élevées en dernier lieu avec des dépenses dignesde la magnificence du Roy.
758. Comme avant que de commencer des .travaux decette conséquence , l’on ne sçauroit assez examiner les suitesqu’ils pourront avoir , l’on doit cette justice à M. de Touros ,Directeur des Fortifications, Auteur du grand projet dont nousparlons , d’avoir saisi tout ce qui pouvoir concourir au succèsqu’il s’en étoit promis. Ayant observé que quand la Mer re-montoir la Loure , c’étoit avec beaucoup plus de force quscette Riviere n’en avoir pour s’y rendre , il pensa judicieuse-ment qu’il falloit la rétrécir par des jettées, dont la naissance fut à600 toises en-deça du milieu de la barre. II ne lui donna doncque 100 toises de largeur, au lieu de 200 qu’elíe a moyennementdepuis ce terme jusqu a Rayonne sur la distance dune lieue ,a fi n que les eaux venant a íe gonfler dans toute cette étenduetenant lieu de réservoir, elles Réchappassent par le Chenal avecautant de force qu’il en faudroit pour remporter fur la haute Mer,& pussent creuser la barre. D’un autre côté il falloit aussi pren-dre garde qu’en rétrécissant trop l’embouchure de la Loure telle ne vint à déborder au préjudice du Pays ; aussi ce ne futqu’après de justes observations , qu’il se détermina à ne donnerqu’environ 1 00 toises d’intervalle à la naissance des jettées, ôc1 50 à leurs extrémités, conformément aux maximes que nousavons établies au commencement du Chapitre V, où il est ditque pour avoir la distance de la tête d’une jettée à celle del’autre, il falloit ajouter à la largeur du Chenal vers son origi-ne la douzième partie de sa longueur, qui étant ici de 600 toises ,a occasionné de faire l’embouchure de 150.
75,9. La nécessité de rétrécir l’embouchure de la Loure
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