Chap. VIII. des Forts de Maçonnerie. 137
des cazernes O , consistant en douze chambres pour cent hom-mes, avec une prison I; enfin trois grands escaliers à deuxrampes Q pour monter fur le rempart, ayant auprès des la-trines P au-dessus des égouts ; & dans sangle qui regardoit lacitadelle étoit ménagé fous le rempart la porte marquée &où 1 on arrivoit de la Place en passant fous la voûte d’une desrampes de i’escalier correspondant. Au surplus, il y avoit fousla Place d’Armes deux grandes & magnifiques citernes avec unpuits dans sangle vis-à-vis le Gouvernement.
777* Après cette courte description, voici ce qu’on a prati- Etablìjje-qué pour 1 établissement de la Risberme par où son a com- ment de lamencé la construction du Risban avant que de fonder l’enceinte , R ^/ r t ”soiqu’il importoít fur toutes choses de garantir des assouillemens tTauwurLde la Mer; tous ces travaux ont été exécutés dans les tems de ceson absence, sans batardeau, dans un endroit où elle montoit Zm'/sT'd’environ 12 pieds au-dessus de sestran aux vives eaux ordinal- fondation.res. Pour cela le travail n’a été embrassé que par petites par-ties , comme on s’y est pris en fondant les jettées de Cher-bourg, ( Art. 7 S 3 , qu’il convient de lire pour plus d’intelli-genee ).
Le Fort ayant été tracé dans la position que M. de Vaubanavoit déterminée , l’on enfonça d’abord une premiere file depalpîanches R tout autour du pied extérieur V de senceinte :ces palpîanches avoient quatre pouces d’épaisseur fur 6 pieds delongueur, leur tête attachée à une ventriere de huit fur dix pou-ces d’équarissage étoit affleurée au niveau de sestran. A douzepieds de celle-ci l’on en battit une seconde formant un ennea-gone, & puis une troisième parallèle à la précédente , posée àla même distance que la seconde sétoit de la premiere, maisl’une & l’autre un peu plus baffes, pour répondre au talud quedevoir avoir la Risberme, dont ces palpîanches assuroient la so-lidité.
778. L’espace qui régnoit entre ces cloisons , fut ensuite Détaílsurcreusé sur la profondeur de deux pieds au-dessous des ven- l^ 0 c ° n ^ lc s atrieres, pour y étendre un lit de terre glaise d’un pied d’épais- m ême Ris-seur,bien conroyée & battue à la demoiselle, comme le mon- herml -tre le profil de la Risberme rapportée en grand fur la PlancheXlV ; après ce lit on en posa plusieurs autres de fascines pi- **Quetées & clayonnées comme à sordinaire , dans lesquels sonenfonça des rangées de pilots T de six pieds de longueur fur 7pouces de grosseur - servant à porter les traversines Z, encastréesTome II, S