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Seconde partie. Tome second.
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Chap. IX. des Machines pour les Ports de Mer. i 59

nécessaires pour le lier au manche X. Au surplus l’on voir que lapiece du milieu I L est fortifiée à son extrémité L d’une plaquede fer pour mieux mordre ôc frayer un sillon dans les fonds quiont beaucoup de consistance.

A l’égard de la porte A pratiquée derriere cette cuilliere ,elle est íufpendue en B comme un clapet ôc se ferme à l’aided’un loquet : le clenche ou battant de ce loquet CD a une queuerecourbée DEF, faisant relícrt sur l’extrêmité C , asinque placédans son mentonnet I , il ne puisse en sortir par accident ôrsans faire violence au ressort qui est logé aussi bien que lui dansun encastrement ménagé fur le revers de la partie inférieureFH de l’étrier GH ; ainsi cette porte reste fermée jusqu’au mo-ment oh la cuilliere étant pleine ôc dans la position convenablepour être vuidée , le Patron prend la gaffe SV , ( Fig. 10 ) pourlever le battant en l’accrochant par le dessous vers le bout C,ôc j’attire à lui dès qu’il est sorti du mentonnet I ; alors le battantse repose fur l’appui qu’on lui a ménagé contre faction de son pro-pre poids Ôc celle du ressort. Aussi-tôt que la cuilliere est vui-dée , le même Patron pousse, comme nous l avons déja dit, laporte avec la pointe T de la gaffe, force le battant de monterfur le mentonnet ôc de tomber dans le cran qui le retient.Quant à la capacité de cette cuilliere , l’on en jugera par ses di-mensions que l’on trouvera moyennant l’échelle nous dironsfeulement qu’étant pleine elle contient environ douze pieds cu-bes de matière.

8 u. L’équipage de cette Machine se réduit à un Patron àqui l’on donne zo sols par jour ; à trois Matelots pour faire tour-ner la grande roue, servant aussi aux autres manœuvres lorsqu’onchange le ponton de place , lesquels gagnent chacun 1 6 folspar jour ; à deux mousses pour mouvoir la petite roue, qui ga-gnent chacun 8 fols par jour ; enfin à quatre Matelots employésconduire ôc à décharger les deux Batteaux plats ou Saloppes, quigagnent chacun 20 sols par jour. Ainsi selon cette estimation ,conforme au payement qui se faisoit à Toulon en 1750, l’on^oit que 1 équipage d une Machine armée coûte journellement8 liv. 14 sols; mais nous supposons qu il coûte 9 liv.

Chaque Saloppe contient les trois quarts d’une toise cube dej^atiere, qui est la charge réglée par une marque exprimée à& a 1 arriéré ; sur quoi il est a observer que par le marché

c a i oulon en 1750 avec un Entrepreneur pour le curementu Pcrt, on lui payok 48 sols pour chaque charge d’une Sa-

Pl.

XXIII.

Fig. i ; 2& 6 .

A quoi seréduit l’é-quipige d;

cette Ma-chine, avecce que ga-gnent parjour chacunde ceuxqu on em-ploys dToii-loiu