La ma-niéré defonder parenroche-ment étoitfort en usa-ge cite £ lesanciens.Division dece Chapitre .
Maxime;
i<58 Architecture Hydrauli que. Livre III.
CHAPITRE D I XIE’M E.
Des Fondations faites à pierres perdues , ou par enro-chements.
817-T A maniéré de sonder qui va? faire sobjet de ce Cha-JLí pitre appartient principalement à la Mer Méditerra-née , ainsi qu’aux lacs & fleuves dont le fond n’est jamais à sec ,& où Ton veut éviter de faire des batardeaux & des épuise-mens. II parois par ce qu’en a écrit Vitruve, qu’elle étoit forten usage chez les anciens, qui n ont point trouvé de moyensplus sûrs & plus commodes pour établir les grands ouvragesqu ils ont exécutés à leurs Ports. Cependant comme cet Auteurn’en parle que fort superficiellement, de même que ceux quiont écrit après lui, & que nous ne voulons rien laisser à désirerpour íè conduire félonies circonstances, nous avons divisé cesujet en deux Sections; dans la premiere l’on trouvera ce quiappartient aux Fondations faites à pierres perdues , & dans la se-conde la composition ôc semploi du mortier de béton , aveelequel on établit au fond de seau la plus solide de toutes les ma-çonneries , par la propriété qu’a ce mortier de s’y durcir en peude tems.
SECTION PREMIERE.
Des Fondations faites à pierres perdues.
L’on suppose que voulant profiter de ce que la nature a déjaébauché pour rétablissement d'un Port, il est question de renies"mer un certain espace de Mer qu’on veut séparer du reste , asind’y maintenir des Vaisseaux à sabri de toute inquiétude , ce quise fait, comme nous savons dit ( article 690), en élevant un oUplusieurs môles disposés de maniéré à former une enceinte ; 0 eque pour la défense de ce Port ou de la rade, il faut aussi établtfen pleine Mer à dix, quinze, vingt, vingt-cinq, trente pj^“ S& plus de profondeur , les fonde mens de quelque Fort ou ufanal. . . •
818. Avant que de fixer la position d’un môle, l’on doit avoi