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Seconde partie. Tome second.
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Chap. X. des Fondations a pierres perdues, ió'pexaminé avec toute la circonspection imaginable l’effet qu’il pro-duira , eu égard à la facilité que les Bâtimens trouveront pourentrer dans le Port & en sortir, ce qui ne peut être bien connuque par une longue expérience de ce qui arrive à la côte dansun gros te ms, & en consultant les Marins qui en font instruits ;car comment pourrions nous donner des maximes fur un sujetque la nature varie en mille maniérés différentes ? Cependantl’on en pourra juger, i°. par les airs de vent qui peuvent êtreavantageux ou contraires ; 2 0 . par les courans qui faciliteront oudétourneront la direction la plus naturelle à la route qu’il faudraque tiennent les Vaisseaux. 3°. Par les bancs de fable ou rochers•îes plus à portée ; 4°- par faction ôc la réflexion des flots contre lepied des éminences adjacentes à feutrée du Port. II faut furtoutes choses observer fi les vagues qui viennent du large dansîes gros tems font fort élevées, & si l'on ne pourroit pas mettreà 1 abri de leurs efforts les ouvrages que l’on veut construire enies plaçant à couvert de quelques rochers ou bancs de fablefixes, quand même ils ne scroient pas faillans , pourvu qu’ils nesoient qu’à quelques pieds fous la superficie des eaux , parcequ’ils n’en briseront pas moins le premier choc de la lamme ;■que si l'on étoit privé de cet avantage , il faudroit faire à vingt-cinq ou trente toises de fouvrage que l’on veut fonder, unecontrejettée à pierres perdues, pour ne pas í’expofer en plein auxtourmentes de la Mer. Faute d’avoir usé de cette précautionpour construire le môle qui couvre feutrée du Port de Nice ,î’on a éprouvé des difficultés qu’on fe fût épargné si au lieud’avoir couvert le pied de ce môle d’une quantité prodigieusede pierres, on les avoir employées à former une contrejettée atrente toises en avant ; alors la Mer fut restée presque dormantedans f intervalle des deux, & il n’y auroit eu que la jettée quieut essuyé fesser des vents du Sud.

8 19. Pour marquer les allignemens qu’il faudra donner à•une contrejettée, à un môle, ou à toute autre efpece d’ouvragequ’on veut établir dans la Mer, l’on fe sert de ce que les Ma-rins appellent bouées , qui ne font autre chose que des morceauxde liège, chacun attaché à une corde appellée boìrin , arrêtée àî autre bout par une grosse pierre posée au fond de seau au-des-sous de 1 endroit où l’on veut que la bouée paroisse flottante, cequi fe fait en proportionnant la longueur de la corde à la pro»fondeur de la Mer. Çes bouées ainsi placées de distance en dis-tance , forment ensemble une efpece de chapelet qui figure asse$Tome II. Y

fur VéecL->blijfementdes môles ,-pour préve-nir tout in-convénient.

PL.xxri

Fig. q.

Maniéréde tracerfurla surfacede la Merles travauxqu on j veutfonder.

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