Chap. X. des Fondations a pierres perdues. 179à mesure qu’elle a enlevé la vase jusqu’au bon fond, que sonrencontre ordinairement en Mer à peu de profondeur ; maiss’il étoit fort bas, l’on prendroit les précautions dont on a cou-tume d’ufer dans les circonstances ordinaires.
Cette préparation étant achevée on éleve la maçonnerie enfaisant successivement des lits de mortier de béton semé depierres, pour en remplir le coffre jusqu’à la hauteur des morteseaux ; cependant comme en plongeant ce mortier il perdroitbeaucoup de fa qualité, fi en tombant il avoit à traverser unegrande hauteur d’eau qui en détacheroit la meilleure partie dela chaux, son a trouvé le moyen, àl’aide d’une autre machine,de le descendre jusqu’auprès du fond fans aucune altération.Ce font toutes ces choses que nous allons détailler jusques dansleur moindre circonstance, en commençant par ce qui appar-tient aux coffres; elles en méritent d autant plus la peine qu’el-les font moins connues, & que nous supposons toujours parlerà des personnes peu instruites.
8;z. Quoique le coffre pour contenir la maçonnerie dont ils’agit soit des plus simples, nous n’avons pas laissé que d’en rap-porter les pieces principales à l’occasion de la machine précé-dente, en la représentant dans la position où elle se trouve quandon en fait usage. Mais pour ne parler présentement que de cecoffre, son en jugera par son profil compris dans la Figure qua-trième de la Planche XXIII, où l’on suppose que la ligne AB^Marque la hauteur des vives eaux, &la ligne CD le fond de laMer : que les pilots AB appartiennent aux rangées que son abattu de droite & de gauche pour former l’encaissement fur unelongueur de dix ou douze toises seulement, pour n’embrafferd ouvrage que celui qu’on peut faire dans un tems limité ôr pro-pre à une pareille entreprise ; qu’ils ont été coeffés d’un chapeauD, qu’on y a attaché les ventrieres supérieures E, & suspendules intérieures G à l’aide des étriers attachés en H, pour soutenirles palplanches F qui composent le coffre, sur les bords duquelfont posés deux madriers O servant de platte-forme aux rou-leaux R qui portent la Machine pour plonger le Béton ; que laligne IK marque le fond de la tranchée qu’on a creusé au-deffous du lit CD de la Mer; ôc qu’enfin ILMK comprendle Béton mêlé de pierres noyées en commençant la fondation.rsk° n P eut pour plus d’intelligence considérer la Figure troi-ìéme de la Planche XXVI, qui montre à vue d’oiseau le cof-
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Détail surla construc-tion du cof-fre servantà recevoirà former laMaçonneriede béton .
Pe.XXIII.Fig. 4.