Chap. XI. Maniéré de fonder par encaissement, i£7
afin qu’en cet endroit la partie inférieure de la cale , qui devoiravoir quatre pieds d'épaisseur de maçonnerie & deux pour cellede la grille, fût surmontée de seize pieds d'eau.
859. Pour assujettir ces caisses dans une íìtuation contigue &inébranlable , on les a renfermé dans un espace de trente-deuxtoises de longueur fur dix de largeur, & on les a bordé par despilots posés à quatre pieds d’intervalle d'un centre à 1 autre,& entretenus par deux cours de ventrieres contre lesquelles l’ona attaché des palplanches pour faire un vannage à íîx pieds dedistance autour de 1’encaissement, le tout affleuré à la mêmehauteur.
Lorsqu’en partant du chantier, l'on en eut enfoncé à droite &à gauche sur la longueur d’envircn dix toises , Òt que la maçon-nerie fut élevée juíqu’à une certaine hauteur dans chacune descaisses, l'on coula à fond la premiere en y faisant entrer seaupar gradâtiost, asm de ne l’asseoir à demeure qu après avoir pristoutes les mesures nécessaires pour qu’elle se trouvât dingéeconvenablement, après quoi on remplit de terre grassel’inter-valle qui étoìt entr’elle ôt le vannage , afin de l'enclaver de fa-çon que les plus violentes secousses qu’elie recevroit de la Merne pussent la déranger.
Les autres caisses ayant été bien assignées & garanties com-me la précédente par une continuation de palplanches ôc deterre grasse, l’on en épuisa seau avec les quatre pompes quechacune contenoit, après quoi les cloisons qui les séparoienísurent supprimées pour lier les parties de lâ maçonnerie, en ayantégard à la pente d’un quatorzième que devoir avoir la sur-face' de la cale, comme le montrent les desseins, où elle rieparôîí plus renfermée que dans une feule caisse , parce que leslongues faces des précédentes a voie n t été disposées pour êtrejointes les unes aux autres.
860. On ne peut disconvenir que cette pratique n’ait son mé-rite a bien des égards, puisque les Maçons netaut plus séparésdans des caisses différentes, ont autant de facilité pour manœu-vrer que s’i’s étoient fur terre , paree que toutes les pompes res-tant en place entretiennent rencaissement toujours à sec, d’au- atant mieux que l’eau ne peut filtrer que pav le fond & point dutout par les côtés que le conroi de glaise rend parfaitementétanches. D’aitleurs on doit compter pour beaucoup i’avanfagede travailler à lòiíir, par conséquent de donner à i’ouvrage toutefa bonne façon qu’il mérite > & le laisser reposer ensuite auíS
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Moyettpour conte~nir les cais-ses dansl’allìgne-ment qu onveut quel-les suivenu
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Ávánt'd-'ge de la mé-thode précé-dente pouras ires lasolidité deFourrage.