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Seconde partie. Tome second.
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Chap. XI. Maniéré de fonder par encaissement. 205nutqu’il s’étoit éboulé de la terre dans l’excavation, occasionnée sajsurêr ípar un Batteau qu’on avoir malignement échoué près de Fou-vrage. Cependant la vanne ayant été refermée, en moins de deux caíjfes.heures les pompes vuiderent l’eau de la caisse, qui fut mise àflot comme auparavant pour déblayer la terre : pendant ce tems-là les Maçons élevèrent la seconde & la troisième assise, aprèsquoi la caisse fut de nouveau coulée à fond pour voir si elle s’af-feoiroit bien de niveau, & si la pile fe rencontreroit perpendi-culairement à la ligne du milieu du Pont ; ce qui s’étant trouvéaussi juste qu’on pouvoit le désirer, la caisse est restée à demeuredans cette position. II est bon d’obscrver que pendant les Ma-rées l’ouvrage étoit discontinué , parce qu’on laissoit toujours lavanne ouverte, asin que l’eau entrât dans la caisse ; autrement ilseroit arrivé que celle de dehors, se trouvant plus élevée contrel'un de ses avans becs que contre l’autre opposé, auroit pû ladétourner de sa vraie position sans pouvoir la remettre à flot pour 'y remédier. Mais environ deux heures avant le tems de la basseMer on refermoitla vanne, ôc par le moyen des pompes ongouvernoitl’eau du caisson comme on le jugeoit à propos, la te-nant toujours à une profondeur suffisante pour laisser aux Maçonsla liberté d’établir & de cramponner de nouvelles assises, &de ne XXVÍIRse retirer qu’au moment que la Marée les y obligeoit ; ce quifut continué de même tant que la Maçonnerie se trouva élevéejusqu a deux pieds au-dessous du niveau des basses eaux, pen-dant lesquelles ils pouvoient alors travailler commodément fansaucune sujettion.

872. On voitque n’ayant donné que seize pieds de hauteur Quelle ejià la caisse, pour éviter une dépense inutile, & dont il y en avoirsix au-dessous du lit de la Riviere , elle étoit submergée de quel- ms relaû-ques pieds par les hautes Marées , mais fans le moindre \ncon- cernent auvénient, ni pour l’ouvràge, ni pour la sûreté des Maçons qui ^ r ® ( j,profitèrent dans la fuite de tous les moraens favorables, tra -Mtrpourb/vaillant constamment la nuit comme le jour à toutes les Ma- con ^ r f^ 0 r asees basses, malgré le froid & le mauvais tems. des pl tJ °

La pile ayant été élevée jusqu’à 1 assise qui en devoir faire lecouronnement, sans que depuis le commencement de l’ouvrage'd lui soit arrivé aucun accident que de ceux ausquels on pou-voit remédier aisément ; les bois qui composoient les côtés de

caisse furent détachés, mis à flot & conduits fur l’échafaut de-'c °nstru£lion ,.en'uite appropriés à un grillage tout prêt à les re-cey-o« r ; pour former' une nouvelle caisses D’autre part les piloté

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