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Seconde partie. Tome second.
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Chap. XIII. de l’usage des Eaux a la Guerre. 24 sdonner des chasses d eau dans le fossé de la Place, afin d’endisputer le passage le plus long-tems qu’il seroit possible, ce quenous avons éprouvé au fiege de 1714; mais pourra-t on croirequ’à celui de 1744 les Affiégeans ont établi leur pont de fasci-nes au pied de la brèche lans recevoir aucune inquiétude decette part , parce qu’apparemment les Ingénieurs Autrichiensont ignoré en dernier lieu les ressources dont elle étoit capable.Ce défaut de connoissances, soit de la part de l’Affiégé ou del’Assiégeant, vient de ce que Ton juge mal de la valeur des Pla-ces ; on fe laisse frapper d’un front hérissé d’ouvrages fans égardaux facilités qu'on aura de s’en rendre maître, si faute de com-munication ils ne font pas de vrais coupe-gorges pour l'Assiégé >ou des meurtrières en bute à toute l’artillerie de l’Aslîégeant.L’on regarde de même fans attention les écluses en général, sur-tout les petites pratiquées dans les batardeaux, parce qu’on n’ap-perçoit point les effets dont elles font capables : de-là vient queil l’on détermine les attaques fans être instruit dans le détail,on reconnoît , mais trop tard , que le côté qui avoit paru lemoins redoutable, est précisément celui qui présente le plusd’obstacles ,*!c’est dequoi l’on ne manque point d’exemples.Sansvouloir rien diminuer de la belle défense qu’a faite la garnisond'A ire dans le cours du fiege de 1710, on pourroit douter quecette Place eut soutenu cinquante - un jours de tranchée ou-verte , attaquée par toutes les forces des Alliés, si les Asste'geansne s’étoient laissés séduire par la foiblesse apparente du front ré-pondant au Château. Ils avoient poussé la tranchée assez prèsde la palissade, leur canon battoir la Place depuis plusieurs jours,ìorfqu’ils surent obligés d’abandonner cette attaque, après y avoirperdu beaucoup de monde & de tems à cause des eaux qu’onleur íâchoit continuellement, dès qu’ils furent arrivés au termeoù il convenoit de les attendre, parce que jufques-là ils avoientignoré tout le danger où ils étoient d’essuyer ce que pouvoitproduire une écluse qu’on n’appercevoit point. ?

908. Nous nous sommes trouvés à peu près dans le même casen 1712 au siégé de Douay, à l’attaque du front de la porte St.Eloi. Après avoir établi nos Ponts fur lavant fossé pour l’assautdu chemin couvert, les ennemis attendirent le moment de l’ex-pédition & qu’une partie de nos Grenadiers eut passée de l’au-tre côté pour lâcher leurs eaux ; elles rompirent subitement nosPonts qui laissèrent à la merci de fennemi ceux qui s’étoientTome 11. H h

siège ie Fri-bourg en1744 & 1 decelui d’Aireen 1710.Importancede sçavoirbien. jugerdu sortdu foiblei’une Plaisce.

Accidentarrivé au.siège deDcuay en1711 j pourn avoir pas,prèi ù. leschajjesd’eau quel:s Ajjìègéspouvoientlâcher ,