Avantagedes Placessituées àl’embouchu~re à’une Ri-vière. E-xemple tiréde Nieu-port.
Chap. XIII. de l’usage des Eaux a la Guerre. 25 s
ìîir un grand nombre d’idées à ceux qui ont intérêt de se bieninstruire du sujet que je traite présentement, ce qu'on ne peutfaire avec succès que fur les lieux mêmes, autrement je seroisentré volontiers dans un plus grand détail.
945. Les Places situées à l’embouchure d’une Riviere qui sejette à la Mer, comme est Nieuport sur l'Iperle, sont austì dansle cas d’en tirer beaucoup d’avantages pour la défense, dès qu’onpourra leur ménager des ressources à peu près pareilles à celles dontcette Ville jouit. On a tiré anciennement de la Riviere un <p-nal qui enveloppe le bord du glacis du chemin couvert auquelil tient lieu d’avant fossé, en même-tems qu’il facilite une vasteinondation pour en défendre l’accès moyennant le jeu de plu-sieurs écluses. La principale, soutenue d’un bon Fort, est située autravers de l’Iperle entre la Mer & la Place qui n’en est éloignéeque d’une demi lieue; moyennant cette écluse, la Ville disposeau te m s des hautes Marées de toute l’eau dont elle a besoinpour éloigner les approches & opposer sans cesse dans les fossésde nouveaux obstacles à l'Affiégeant, lorfqu’iì voudra s’emparerdes ouvrages de dehors, s’il a affaire à une Garnison qui sçachese prévaloir de sa position, qui est des plus heureuses pour acquérirbeaucoup de gloire, puisque tant qu elle conservera le Fort def écluse , elle peut, moyennant de la constance, se reposer dusoin de sa conservation sur le mouvement des Marées.
L’on a vû de même combien l’on pouvoit tirer de ressourcesdes eaux de la Riviere d’Aa ôc de celles de la Mer pour la dé-fense de Gravelines , par l’ingénieuse position des écluses dontnous avons expliqué le jeu dans les Articles 488,489 & 490 ,qu’on feroit bien de revoir tout de nouveau pour les lier avecles vues que je cherche à insinuer dans ce Chapitre.
946. De toutes les Villes des Pays-bas, il n’y en a point dontles approches soient défendues par une inondation plus gé-nérale que celle que peur former Dendermonde : avantagequ’elle tire de fa position au confluant de l’Efcaut & de la Ri-viere de Dender qui la traver'e. Aussi n’eft-elle fortifiée que.d’une vieille enceinte qui lui suffit, parce qu’on ne peut en ap- favórab'Lprocher que par des chaussées fort étroites soutenues de bonnes Exemple n-redoutes q ni feront e stes-mêmes d’un bien difficile accès quand ^ ^
1 Assiégé voudra les défendre , n étant qu’à quarante toises de laPlace & garanties par sinondation même. Ainsi cette Ville quine paroit d abord qu a 1 abri d un coup de main , peut être re-gardée, vingt-quatre heures après avoir fermé ses écluses, cons-
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