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Seconde partie. Tome second.
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Chap. III. des Ecluses propres aux Rivières. 3 3 jguedoc, par exemple à celle de Liz proche Montpellier, quitombe à deux lieues de cette "Ville dans le canal des étangs, qu’oníçait faire partie de celui de la jonction des deux Mers. Commedans cet intervalle la Riviere s’est trouvée barrée par une Diguequi donne lieu à une chute de íìx pieds de faire tourner unmoulin qu on avoir intérêt de conserver , en même-tems qu’onvouloir la rendre navigable ; on a fait près de ce moulin unbout de canal en forme de croissant, par lequel les barreaux pas-sent d’un côté de la Digue à l’autre , à l’aide des Ecluses & d’unSas, qui facilitent aux Batteaux le moyen de passer au Port deCette.

1062. Si pour le troisième cas il arrivoit que les moulins fus- Lorsquesent d’une trop grande conséquence pour permettre qu’ils fous- voulantfrissent la moindre distraction de leurs eaux, même en indem-nifantles Propriétaires du tort que la navigation projettée pour- Itett nati-roit leur causer, il faut alors avoir recours aux Ponts-roulans, g?He, l’onpour faire monter & descendre à sec les Batteaux sur des plans 1^°™ %inclinés , aux endroits où il fe rencontrera des chûtes ; seul distrairemoyen qu’avoient les anciens lorsqu’ils’agissoit de faire passer les ^ ^ meBatteaux d’un canal dans un autre plus élevé ou plus bas, com- qu i fontme le pratiquent encore aujourd’hui les Chinois , qui malgré tourner lestoute l’industrie qu’on leur attribue, peut-être trop libéralement, à\

ignorent l’usage des Ecluses. Ce n est pas que ces Ponts ne fer- Vendroitvent encore en Flandre & même en Hollande, mais seulement f^ re c ^ eSdans les endroits où la navigation n’est point assez considérable Pmts-Rou-,pour mériter la dépense des Ecluses. L»*.

Les Figures 4 & 5 de la Planche XLIX, représentent deux deCes Ponts que l’on a nommés roulants, parce que pour soulagerle frottement, les Batteaux glissent fur des rouleaux à touril-lons : le premier marqué AB est situé à côté d’une grande roueR faisant mouvoir les parties O, P, Q, d’un moulin à scier, & pqui peut ausii faire monter ou descendre le Batteau L, par le XLILmouvement que cette roue communique, quand on le veut, à la jrjg t ^ &machine SFGM, servant à dérouler ou à filer la corde CKH y.du treuil que soutient le châssis DIE.

A l’égard de l’autre Pont, où il paroît qu’un Batteau M mon-te de C en B , & un autre descend de B en A , l’on voitquele premier fe meut en faisant tourner les rouleaux, moyennantdes leviers L que l’on abbat à laide des points d’appui N , descabestans G, I, & de quelques poulies de retour H. Lorsque ceBatteau est parvenu au sommet du Pont, deux hommes placés