zz3 Architecture Hydraulique , Livre IV.
des marées qui occasionneroient des ensable mens, de craintequ elle n’ait parla fuite le même fort que l’ancienne. Comme lesexemples font plus propres que de grands raison ne mens pour ins-truire , je vais rapporter cequ’il conviendroit de faire au Rhône ,afin de remédier au défaut de son embouchure, dont j'ai déjafàit mention dans les Articles depuis 707 jufqu’en 710, qu’on fe-Exemple ro it bien de relire de nouveau pour les marier avec ce qui fuit.rir/rf’ul io 5 y.Le Rhône nourri par les eaux qui viennent des mon-projet de tagnes, charrie un quantité de limon qui étant repoussé par laremédier au ^ er dépose à son embouchure , dont feutrée & la sortie ontdéfaut de toujours été des plus périlleuses. Cependant la nécessité d’y re-chur° l d médier étant devenue toujours plus pressante, M. le Maréchal
Rhône * 1 de Vauban reçût fur la Eh du dernier siécle un ordre de Louis-
le Grand, de fe rendre en Provence pour examiner ce qu'il yau roi t de mieux à faire. Après avoir reconnu le cours du Rhônedepuis Tarascon jusqu a la Mer, il décida qu’en partant de cetteVille ou de celle d Arles , il falloir faire un canal de navigation-le long de la rive gauche de ce fleuve, en profitant des Robinesqui fervent à l’écoulement des eaux du Pays , ôt le faire aboutirau Port de Bouc , & non pas direèìement à la Mer, par l’é'tangdu Landre & du Galajon, parce que les vents du Nord ôt duSud-Ouest, qui règnent ordinairement fur cette côte, ne man wquerorent pas-de retarder pendant long-tems feutrée ôt la sortiedes Bâtimens. Que d ailleurs il fe foEmeroit à cette nouvelleembouchure des attéríssemens aussi préjudiciables qu à fancienne.Ce projet renouvellé depuis quelques années par M. le MaréchalDuc de Belle-Ifle, est le seul dont f exécution puisse rendre l’em-bouchure du Rhône exempte des malheurs qu’on y éprouve reeux qui connoissent fe local par une longue fuite de remarques»,soutiennent que quelque dépense que son fasse au canal def A une, son ne parviendra jamais à le rendre constammentmeilleur, & que les remedes ne seront que de peu de durée,,comme il a paru jusqu’ici, parce que la cause du mal ne pou-vant être détruite , les accidens qui s’enfuivent iront toujours estcroissant. En effet, comme l’on ne peut empêcher que le Rhô*ne ne.chariedufable qui fe dépose à son embouchure, ôt que 1®Mer poussée par les vents du large ,. n’en ajoute elle - même aceux ci; l’on aura beau faire de nouvelles jettées, il ne s’en fo^niera pas moins des dépôts. II est vrai que les- eaux. douces est^caiffées vers f embouchure, fe gonfleront faute depouvoir s’étestjâe, ôt occasionneront pendant quelque rems plus dLe profondeur ;«W qâ ffldiœ: qp& IW amicípei» fuç lit Mer, F trouvam uo