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Seconde partie. Tome second.
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nerie, soitau. moinségale d lalargeur dela Riviere.Inconvé-niens de ré-trécir lepajsage deseaux •

Pi.L VII

Les ar-ches desFonts se

442 Architecture Hydraulique , Livre IV.présenter aux eaux une évacuation aisée, & un passage libre àla navigation , lì la Riviere en est susceptible ; c’est pourquoiil faut donner à ces Ponts au moins autant de longueur quecette Riviere aura de largeur d’eau vive, dans le tems de sesplus grandes crues. Rien de si dangereux que de resserrer leseaux courantes, à cause de leur rendement du côté d’Amont,qui causeroit une cataracte difficile & même dangereuse pourle passage des Batteaux, & qui pourroit occasionner des affouil-lemens capables de dégrader le pied des piles & des culées.

On peut ajouter à ces raisons qu’en rétrécissant trop l’écoule-ment des eaux, il íeroit à craindre que dans le tems des gran-des crues elles ne se répandissent dans la Campagne, où ellesne manqueroient pas de causer de grands dommages. Sans par-ler que venant à se gonfler extraordinairement estes pourroientsurcharger le Pont jusqu à le mettre en danger d'être emporté ,comme cela est arrivé en plusieurs endroits. II paroît que feuM. de la Hiten’apas eu assez d’égard à ces considérations, enfaisant le Devis du Pont de Compiegne , ayant un peu ra-courci la longeur qu’on pouvoit lui donner en faisant les archesplus larges, au lieu qu il en a avancé les culées dans la Riviere ,moyennant les deux avant-corps qui leur donnent de la failliefur le revêtement des Quais, parce qu’il a voulu évaser ses ex-trémités par des dégage mens que l'on voit au plan & à l’éléva-tion. Pour prévenir les inconvéniens qui en pouvoient résulter,on a fait quelques années après que ce Pont fut achevé, un Ca-nal de décharge fur la rive droite de l’Oise, lequel porte les eauxsurabondantes de la partie d’Amont dans celle d’Aval, aprèsavoir traversé la Chaussée du grand chemin de Noyon, où ila fallu faire un second Pont à trois arches. Cependant il y a descas où un pareil Canal devient indispensable , lorsque la lon-gueur du Pont est déterminée par des sujettions ausquelles on estobligé de se conformer.

Lorsque la longueur d’un Pont est égale à la largeur de la Ri-vière , qui est le cas le plus ordinaire , le passage de seau setrouvant rétréci de toute l’épaisicur des piles , il est à pro"pos de ne donner à ces piles que f épaisseur nécessaire ; este dortdépendre, ainsi que celle des culées, he ia largeur des arches, dela hauteur des piédroits, de lepeisseur des voûtes & de leu£charge.

1168 . On fait ordinairement les arthe; en plein ceintre , onon les surbaisse du tiers de ìouvertiire, comme celles du P ûîi£