ZÇO DECOUVERTES &c. DES ESPAGNOLS
Section rendroit infiniment utiles dans le sens le plus rigoureux, & nous prou-XI. verons succinctement, même jusqu’à la démonstration, que tout cela se/«TwP ourr °it faire d’une maniéré très-avantageuse à l’Espagne, sans attenterdn Ijies ie moins du monde aux droits naturels d’une Nation d’un bon caracte-Marianes,re & active.
£? celle des j\j 0U s montrerons dans un des Chapitres suivans, les peines prodi-rh7i Ve i. eS Aâêuses que les Hollandois se sont données pour empêcher les doux denés &c! géroslh de venir dans ces Istes à qui la Nature les a donnés, avec quel foin
— .— & quelle politique ils se sont rendus maîtres du rnacis & des muscades,
Si les & avec combien (supplication ils empêchent que la candie ne vienne enC 'ís U ff? ì Europe que par leurs mains ( a ). Nous avons déja fait voir dans ce Cha*% Musc a- pitre, que nonobstant toutes ces précautions on trouve de la canelle &des ne crois- des gérasses dans fille de Mindanao , & il est certain qu’il s’en trouvesent pas encore davantage dans les petites Istes de Mcangis , qui ou font partiedansceslsiesfe cet Archipel, ou n’en font éloignées que de quelques heures de na-roii/esy vigation. Nous savons aussi que les plus belles muscades du Monde netranfpian- font pas loin de ces Isles, & cependant hors des bornes de la puissanceter avec des Hollandois (b). Qui empêcherait donc de transplanter ces riches épi-s u - cc ès. ceries dans quelques-unes des nouvelles Philippines, ou qui les empêcheraitde bien réussir dans des Isles qui font à peu près à la même Latitude decelles où elles croissent naturellement? sur-tout fi l’on se rappelle que ce quenous proposons a déja été fait par les Hollandois, & avec tout le succèspossible (c). Quelle Nation plus propre à exécuter un pareil dessein, &à porter tous les Arts de cultivation au plus haut point de perfection »que les habitans de ces Isles, tels qu’on nous les représente, sans pen-fer le moins du monde à un projet de cette nature ? Quoi de plus ca-pable , fans corrompre les anciennes mœurs , de pourvoir aux besoinsqu’un plus grand degré de politesse ferait naître, qu’un pareil projetmis en exécution?
CeUfemt On n’a besoin ni d’armes, ni de dépenses, ni de se donner beaucouptris-avnn • de peine pour tout cela : ensorte que si l’on n’a pas dans ces Isles lestageux sources d’immeníes richesses, on peut les trouver dans le voisinage & lesa ‘íes C é°à ^ transporter. On peut les y conserver aussi facilement, que les y ap'/’lspasne. P orter - f-n retour de la protection que les Espagnols leur donneraient,' on pourrait accorder aux Insulaires de cet Archipel la permission de tra-fiquer aux Philippines & dans les Isles Márianes, & la Cour d’Eípagfl epourrait défendre à ces Sujets tout commerce avec eux. En vertu de cesKéglemens les habitans des Philippines pourraient faire revivre leur an-cien commerce d’épiceries avec la Chine, & épargner l’argent qu’ils do»'
nent à-présent. On pourrait íournir à cet Archipel en retour des épiceries
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(a) Voy, Ch. VII. Dict. de Commerce,Vol. I. Col. 1126 Voy. de Dampier,
{!>) Calvam' ì Discoveries. Dampier T. V.p. m. 104. Hlft. de ['Expédition de troisvaisseaux, Ch, XVIII. § 3,
(c) Fumets Voyage round the tVorlLCh. IX. Mémoire fur le Commerce deHollandois dans tous les Etats &c. p-*47 •
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