DANS LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII Chap. V. 291<jes étoffes & des foyeries de la Chine. On pourroit établir des Magazins Sècttohde. Marchandises d’Éarope dans les Iíles Marianes, & y garder auflì les XI.épiceries que l’on auroit achetées (a). II ne faut pour exécuter tout C eh, Décauvef ‘-que de l’activité, de bonnes mesures, & de la persévérance en ceux qui T au J u *entreprendroient. . „
A l’égard du commerce de I’Europe, on pourroit le faire avec un très- & ceiie dèsgrand profit, & fans beaucoup de difficulté , en droiture entre les Iíles NouvellesMarianes & l’Efpagne. Le voyage pourroit fort bien fe faire en six ou ^
í°nt au plus en sept mois par le Cap Hom , fans toucher nulle part, ou-
Jtifqu’à ce qu’on fût entierement revenu des frayeurs qu’inípire cette na- Le Com-légation, qui se diffiperoient bientôt. Les vaisseaux employés à cette cour- me ' cepourroient toucher à Buenos y lyres après s’y être rafraîchis, doubler le~fpj aller décharger leur cargaison aux Marianes, y prendre leur charge f a i re enn épiceries, les apporter en Europe plus fraîches & en meilleur état que droiture*°us ne les recevons à-préfent, & cependant les vendre à un prix plus ^'EspagneModéré à ceux qui sont intéressés dans le commerce des Galions, ce quidiminueroit ce qu’il y a de défavorable à l’Efpagne dans la balance an- analKS *^elle , & feroit rester dans le Royaume d’immenses sommes d’argentqui en sortent aujourd’hui. 11 paroît évidemment par-là que les Sujets de'Espagne en Amérique travaillent aux Mines pour les étrangers, & ceux-cid autre côté en fournissant à leurs besoins acquièrent de justes droits íur leur0r & fur leur argent ( b ).
sihie si l’on objecte que la longueur d’un_ voyage tel que lest celui de OudeVû-Mdiz aux Marianes ou des Marianes à Cadiz , quoique dans le climat le divia fanshjus sain, & avec plus davantage qu’aucun autre par mer, pour le teins ^
^ les vents, formeroit une difficulté insurmontable à toute entreprise de^ genre, on peut encore lever cette difficulté. Le Chili est un Pays des Chili euPlus fertiles, abondant presque en tout ce qu’il faudroit pour faire un pa- Espagne,commerce, & il a toujours souhaitté d’y avoir part (c). Si l’on ac-c ^ r de que ceux qui y sont établis doivent être juges compétens, le Paysparfaitement bien situé pour cela, à les en croire, & ils ne trouventQnlle difficulté, comme il n’y en a point effectivement dans le voyage si on0 feifoit de Baldivia à Gmm. Si donc les retours venoient à Baldìvia , &r °n y envoyât d’Efpagne tous les ans quelques vaisseaux, cela répon-dit assez bien au but (d ), & né pourroit qu’être également avantageux^ Colonies & à leur Pays natal, qui doivent fleurir ou déchoir de com-lySffie. Ainsi il ne fe peut rien de plus mal-fondé que les appréhensions
hue q
son a quelquefois de l’état florissant des Cotllr origine étoit épuisé par-là, ce qui n’est
Colonies, comme fi le Pays depoint & ne peut-étre: car
si
Jus*! -dlonxo d’Ovalle , Relation Hist. del (c) Alonzo d’Ovalle, L. II. Cb.4. Cowleyistss 0 de Chiie , L, II. C. 4. Diít. de Com- Voy. autour du Monde Ch. 3. Frezicr, Voy.
sse, ubifup. de la Mer du Sud, p.izr.
Xvp Car>\ri , T. V. Esprit des Loix, L. (d)Corea!, Voy. f. I. P. I. Ch. 10. Relationca • Ch. ig. History of Spanish Ameri- osa Voyage to Buenos Ayres, p.S3.Dict.deJ **• 81, 301. Commerce, T.l.
Oo 2