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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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DANS LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII Chap. V. 291<jes étoffes & des foyeries de la Chine. On pourroit établir des Magazins Sècttohde. Marchandises dÉarope dans les Iíles Marianes, & y garder auflì les XI.épiceries que lon auroit achetées (a). II ne faut pour exécuter tout C eh, Décauvef-que de lactivité, de bonnes mesures, & de la persévérance en ceux qui T au J u *entreprendroient. .

A légard du commerce de IEurope, on pourroit le faire avec un très- & ceiie dèsgrand profit, & fans beaucoup de difficulté , en droiture entre les Iíles NouvellesMarianes & lEfpagne. Le voyage pourroit fort bien fe faire en six ou ^

í°nt au plus en sept mois par le Cap Hom , fans toucher nulle part, ou-

Jtifquà ce quon fût entierement revenu des frayeurs quinípire cette na- Le Com-légation, qui se diffiperoient bientôt. Les vaisseaux employés à cette cour- me ' cepourroient toucher à Buenos y lyres après sy être rafraîchis, doubler le~fpj aller décharger leur cargaison aux Marianes, y prendre leur charge f a i re enn épiceries, les apporter en Europe plus fraîches & en meilleur état que droiture*°us ne les recevons à-préfent, & cependant les vendre à un prix plus ^'EspagneModéré à ceux qui sont intéressés dans le commerce des Galions, ce quidiminueroit ce quil y a de défavorable à lEfpagne dans la balance an- analKS *^elle , & feroit rester dans le Royaume dimmenses sommes dargentqui en sortent aujourdhui. 11 paroît évidemment par- que les Sujets de'Espagne en Amérique travaillent aux Mines pour les étrangers, & ceux-cid autre côté en fournissant à leurs besoins acquièrent de justes droits íur leur0r & fur leur argent ( b ).

sihie si lon objecte que la longueur dun_ voyage tel que lest celui de OudeVû-Mdiz aux Marianes ou des Marianes à Cadiz , quoique dans le climat le divia fanshjus sain, & avec plus davantage quaucun autre par mer, pour le teins ^

^ les vents, formeroit une difficulté insurmontable à toute entreprise de^ genre, on peut encore lever cette difficulté. Le Chili est un Pays des Chili euPlus fertiles, abondant presque en tout ce quil faudroit pour faire un pa- Espagne,commerce, & il a toujours souhaitté dy avoir part (c). Si lon ac-c ^ r de que ceux qui y sont établis doivent être juges compétens, le Paysparfaitement bien situé pour cela, à les en croire, & ils ne trouventQnlle difficulté, comme il ny en a point effectivement dans le voyage si on0 feifoit de Baldivia à Gmm. Si donc les retours venoient à Baldìvia , &r °n y envoyât dEfpagne tous les ans quelques vaisseaux, cela répon-dit assez bien au but (d ), & pourroit quêtre également avantageux^ Colonies & à leur Pays natal, qui doivent fleurir ou déchoir de com-lySffie. Ainsi il ne fe peut rien de plus mal-fondé que les appréhensions

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son a quelquefois de létat florissant des Cotllr origine étoit épuisé par-, ce qui nest

Colonies, comme fi le Pays depoint & ne peut-étre: car

si

Jus*! -dlonxo dOvalle , Relation Hist. del (c) Alonzo dOvalle, L. II. Cb.4. Cowleyistss 0 de Chiie , L, II. C. 4. Diít. de Com- Voy. autour du Monde Ch. 3. Frezicr, Voy.

sse, ubifup. de la Mer du Sud, p.izr.

Xvp Car>\ri , T. V. Esprit des Loix, L. (d)Corea!, Voy. f. I. P. I. Ch. 10. Relationca Ch. ig. History of Spanish Ameri- osa Voyage to Buenos Ayres, p.S3.Dict.deJ ** 81, 301. Commerce, T.l.

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