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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISE

Section comme des gens impérieux , arrogans, cruels & ambitieux fans savoirPremière k* en user de leur pouvoir. Les Hollandois en particulier nous taxent deExpédié traiter les Naturels avec une sévérité inflexible, punissant les plus petitestien b-.-, fautes avec la derniere rigueur, & gouvernant avec une insolence despo-tes An. tique , au - lieu den agir avec la sage modération qui convient à desglois aux ^Marchands (a).

ndes Nous convenons que quelques cas particuliers peuvent donner un airprévenus de vérité à cette assertion générale ; nous nous flattons néanmoins decmre les prouver par des faits incontestables, que nos bons Alliés, pour pallierAnglois. j £ur p r0 p re conduite, nous oiit attribué un caractère, qui est plus & peut-être uniquement le leur. Nous rapporterons en Historiens fideles des faitsvéritables fur les meilleures autorités, en laissant au Lecteur la liberté defaire les réflexions qui lui paroîtront naturelles. Les comparaisons furcet article oilt toujours quelque chose dodieux, & un air de préventionnationale, qui convient à des Historiens moins quà personne ; & il fetrouvera dans le cours de la narration divers e'vénemens, fur lesquels ilferoit impossible de ne pas faire éclatter quelque aigreur contraire à lamodération que nous nous sommes prescrites , & dont nous ne croyons pasnous être encore écartés. Nous nentrerons point dans une grande dis-cussion fur un point de Politique fort débattu, lavoir fl le Commerce desIndes Orientales en général, & en particulier, la maniéré de le faire par uneCompagnie privilégiée, if est pas en soi-même préjudiciable à lEtat, au-tant quil est injuste à f égard des particuliers. II ne fera pas néanmoins inu-tile avant que de commencer FHistoire, de rapporter en substance les rai-sons quon allègue de part & dautre.

Raisóusen Ceux qui plaident en faveur de ce Commerce, & dune Compagnie,faveur du sont valoir les avantages que toutes les Nations qui font fait en ont reti-Cmmerce à Ils citent les Hébreux, les Tyriens, les Egyptiens & les Grecs, furCompagnie Ies traces defquels ont marché avec mr égal empressement le Vénitiens, lesdes Indes Génois, les Portugais, les Hollandois, les Danois & les François. CestOrientales ainfl qu ils prouvent, par le consentement universel & par la pratique gé-nérale des Etats les plus sages, fimportance de ce Commerce ; & lon n a' pas besoin d autfê argument. Mais pour réunir le -raisonnement & l'exem-

ple, quoi de plus propre, disent -ils , à augmenter nos forces navales,le boulevard du Royaume , que ce Commerce, l'on employé un si grandnombre de vaifleàux & dhommes ? Quest - ce qui peut perfectionner da"vantage la Navigation, que des voyages le long de tant de Côtes, en tantde Mers, par tant de différons Climats , & autour de la plus grande pat"

' tie du Globe? Dailleurs qtre de richesses napporte-t-il pas, & que «fu-tiles sujets noccope-t-ii pas tant au dedans quau dehors ? Combien demilliers , qui après avoir fait de grosses fortunes sont revenus dans leurPatrie, & ont augmenté le fonds commun de richesses ? Quelle branchede commerce, què font les Marchands de notre Isle, nest en quelque D*

pojjìm ,

(<*) Recueil des Voyages qui ont servi à rétablissement de la Compagcie, T.f,m. Vef Hist. Gén. des Voyages, T. I. de lILdit in 4to,

vin*