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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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LyS HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISE

Section la consommation de nos Manufactures dans les Pays que lon pourvoit d'é-I> . toises des Indes (a). Par- la Nation perd les avantages quil y a à em-Exptdi* 5 ployer nos propres Pauvres à faire valoir nos Manufactures, la source lalions &c. plus réelle des richesses & du pouvoir. Mais en accordant la nécessité detfesAnglois ce commerce, ny a-t-il pas dautre voye de le continuer,quen dépouillantaux Indes. tout; jjb re Breton de fes privilèges naturels, pour les donner à une troupe'' de gens qui sengraissent des dépouilles de leur Patrie , & qui nont dau-

tre droit à la protection singulière dont ils jouissent, que détre utiles à unMinistère ambitieux & entreprenant? Ces Marchands libres qui conduisentles autres parties de la vaste machine du commerce de la Nation, ne pour-' roient-ils pas aussi soutenir le poids, & diriger cette feule branche , quunpetit nombre de Directeurs conduisent à leur aise, & avec très-peu de con-noissance du commerce? Lillustre Corps des Marchands libres nest-il pasen état déquipper dix-fept vaisseaux, de faire la dépense dentretenir quel-ques Factoreries, & de payer un petit nombre de personnes nécessaires, oude faire un fonds suffisant pour un commerce, que quelques-uns des Etatsles moins riches de la Chrétienté font en état de faire ? Quel avantage ou

S "e nécessité y a-t-il dacheter dans les magazins ou aux ventes duneCompagnie toutes les marchandises de ces Pays éloignés, dont le*Marchands libres de la Grande-Bretagne, qui seuls les exportent, ont be-soin (L)?

Telles font les raisons de ceux qui prétendent que ce commerce en géné-ral est pernicieux, ou au moins que le seul moyen de le rendre avantageux,ce feroit de le laisser libre , & de permettre à tout le monde de le fai-re (*). Nous ne prétendons pas décider du mérite des argumens allégués

(ji) Ckild upon Trade, p. 52 . (J>) Address & Dodfley.

(*) II nest personne qui examine soigneusement la nature du Commerce en général»qui ne soit en état de juger jusqu celui des Indes e(t avantageux au Public. & de que 1 *le façon particulière il peut se faire le plus commodément. Quand nos Lecteurs aurontlu notre Histoire des Compagnies qui font le commerce dAsie dans les autres Etats d el'Europe, les profits que les Holiandois en particulier en ont retiré, & lEmpire quiIso«tfondé , ils feront vraisemblablement de lavis de ceux qui soutiennent que le Comine rcedes Indes est avantageux, & peut-être de ceux qui pensent quil ne peut se faire que loU?la direction dune Compagnie , & sur un fonds commun. Quant à ce que lon dit que c'à 1un commerce ruineux » les argumens quon allégué font trop généraux, & contredisentPolitique des Nations les plus sages & les plus commerçantes. 11 feroit en effet bien p 1prenant, que les principaux Potentats de lEurope connussent assez peu leurs intérêt 5 >pour entretenir avec tant dardeur un commerce pernicieux à leurs Etats;que dautres «*'vaillassent â y avoir part, & quils saccordent unanimement à le faire par des Comp*'gnies qui ont un fonds commun, à qui ils donnent des privilèges & des immunités P*fprés â leur donner du poids , de linfluence & du crédit dans les Indes, à proportion úiimportance de ce commerce., landis que les autres Nations commercent ainsi P ar ,Corps privilégiés, il semble quil ne feroit pas expédient pour aucune Nation de vouio^suivre dautres mesures. Une Compagnie régulière fans un fonds commun, ne p ou í r< j?selon les apparences contrebalancer le crédit des autres. Légalité de force & duni° u éla base de la puissance, paroît absolument nécessaire dans la concurrence; & peut-être jfla balance de pouvoir dans le commerce, nest pas une maxime moins utile & ph* s^ u ,k, que cette balance si long-tems recherchée dans le Système Politique. Le défaut &