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I.
Premier es
JÌXpéâi-.
tiens &e.des Angloisaux Indes.
2y3 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE ANGLOISECommerce des Indes est préjudiciable à la Nation , nous paroistent solidesrelativement à la plupart des branches de notre commerce.
Mais
„ ve à gagner. Trafiquer en des lieux oà elle perdroit, ce seroit avoir peu d’égard aux„ intérêts des Propriétaires. Si je fuis bien informé , voici le fait. Les branches de„ Commerce par lesquelles la Compagnie ne peut faire aucun profit, ou au moins„ qui ne lui font pas aussi avantageuses que d’autres, font laissées à des Marchands„ Anglois particuliers , qui commercent avec la permission & fous la protection de la,, Compagnie; & elle n’est pas difficultueufe à accorder ces permissions à dc-s perfon*j, nés de bonne renommée. Leurs profits font assurément moins considérables , que,, s’ils avoient le droit en vertu d'un Commerce libre d’exporter leurs propres mar-„ chandifes de l’Europe , & d’y importer les retours ; c’est-à-dire que le profit du„ Particulier est moindre , mais celui de la Nation est à peu près le même , à pro*„ portion des marchandises exportées, & des mains employées.
„ Pour approfondir davantage l’article de la conservation de cette Compagnie Natio-„ nale, car c’est-là , selon nous , le caractère distinctif de cette Compagnie en partial*,, lier. Le Commerce des Indes Orientales est d’une telle nature , qu’il est de la demie*„ re conséquence pour la Nation, ; d’avoir de teins en tems des relations exactes de son,, état, & de la situation des affaires , & on ne pourroit en avoir aussi bien, au moins
aussi aisément, s’il n’étoit pas dirigé par une Compagnie. D’autre part, les Instruc*,, fions ne pourroient aussi commodément sc dresser, s’envoyer & s’exécuter. Ce qui„ semble donner du poids à cette opinion, c’est la conduite de toutes les autres Nations.>, Si l’on considéré de quelle maniéré les choses fout partagées & conduites aux Indes,„ la connexion & la dépendance qu’il y a entre le Commerce des différens Pays compris„ dans la Patente de la Compagnie , on s’appercevra fans peine que si tout le commer*„ ce étoit entre les mains désunies d’un certain nombre de Négocians séparés, il seroit„ impossible qu’il continuât à fleurir, ni même qu’il subsistât. II est aisé de concevoir,, aussi, que si les Forts & les Etablissemens étoient à la Couronne, & la direction du„ Commerce entre les mains de la Compagnie, cela suroît une infinité d’inconvéniens,„ comme l’expérience l’a fait voir , puisque sous le régné de Charles II. on donna Ste.,, [le le m & Hm'iay à la Compagnie pour le Bien public. Le désordre des affaires de la,, Compagnie fous ce régné & fous le suivant, prouve évidemment qu’il est infiniment,, préjudiciable à son Commerce, & aux avantages qui en reviennent à la Nation, qu’el',, le releve immédiatement de la Couronne, en forte qu’elle soit redevable à la Puissance„ Royale de tous les encouragemens, & qu’elle n’ait d’autre ressource en cas qu’elle„ souffre. C’est-là rendre d’un côté le Commerce précaire, & de l’autre intéresser un„ grand Corps à soutenir la Prérogative Royale , ce qui pourroit avoir des suites dan*„ gereuses pour la Constitution.
„ L’expérience a fait voir clairement les inconvéniens de deux Compagnies en même„ tems ; ils étoient si grands que l’une & l’autre sentirent qu’il n’y avoit que la com*„ munauté d’iutérêts qui pût y remédier. Cependant nous concevons que de laisser cs„ Commerce entierement libre , ce que l’on a souvent voulu, seroit un plan qui enfan*„ seroit de bien plus grands maux ; pareeque ce seroit dans le fonds multiplier les Com*„ pagnies, qui auroient toutes des intérêts différens, & se croiseroient perpétuellement,„ ee qui fourniroit au Commerce puissant & uni des autres Nations les moyens de l eS„ ruiner toutes, & d’exclurre entierement les Anglois du Commerce de l’Asie. Nous„ avons juste raison de présumer, que c’est ce qui a engagé le Parlement à tant faire c j 1,, faveur de la Compagnie, & à lui accorder un si grand nombre de nouveaux Privilèges"-Enfin ce judicieux Auteur conclut que la seule objection contre le Commerce ou la Com*pagnie des Indes se réduit à ceci ; qti’ii est contraire à I’intérêt de ['Occident d'avoiscommerce avec l’Orient Mais les raisons qu’on allégué ne font que plausibles & no stconcluantes. On dit que la Balance du Commerce nous est défavorable, que nous exp ot 'tons de l’argent en échange des marchandises de luxe des indes , que depuis la décou-verte de la route par le Cap de Bonne - Espérance, l’Orient a gagné de l’Occident au-de*"de déux-cens millions de Livres sterling, somme immense qu’il possède ; au - lieu que cou,