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21 (1763) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Portugais, des Espagnols, des Anglois et des Hollandois aux Indes orientales ...
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DES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VI. 417

» Vaisseau nétant pas encore de retour à Pulo Condore , je ne pouvois di- Section re pourquoi on en avoir agi ainfi. On me congédia alors & on me V.

ramena au logis, lon môta le Cangue. Le lendemain je fus chez le /í ^ cscn f a ' fils du Gouverneur, & celui-ci ayant passé par Lazard mapperçut S L v Á ur me fit dire daller chez lui. II ne me demanda rien dimportant, mais,, seulement pourquoi javois envoyé deux Anglois à Camboye,& combien - je leur avois donné. Après avoir répondu à ses questions, je le priai», de me dire ce quil avoir dessein de faire de nous ? II me répondit que nous devions attendre jusquà ce quil eût réponse de la Cour, ce qui3, ne seroit quau bout de deux mois. Je demandai alors le Capitaine Ri d-3, ley, qui étoit malade à Dangai , à vingt lieues environ delà, & quil fit ôter les Gangues à ses gens. II me répliqua seulement quil verroit dans peu. Jignore ce que nos très-honorés Maîtres voudront faire,& parcet- te raison je ne puis leur rien conseiller.

Signé

CUNNINGHAM.

M. Cunningh'am fut ensuite Président de Banjar, il fut également mal-heureux , les Naturels ayant ruiné lEtablissement, Jorsquil ny avoir pasété dix jours, cependant dune façon moins tragique. Nous ne trouvonspoint que la Compagnie ait jamais recouvré les effets perdus à Pulo Con-dore , ni obtenu aucune satisfaction de linjure que lui avoient faite lesCochinchinois, & de leur barbarie. II fe peut que Jéloignement des lieuxa rendu la chose difficile (d). ' '

En 1719, le Gouverneur & le Conseil deBencouli résolurent, à cause du T^aComp».mauvais air, de traníporter la Factorie à quelques milles du lieu elle é- gmetram-toit. Dans ce dessein on choisit le terrein pour le Fort Marlborough , auquel on travailla avec beaucoup de diligence & de vigueur. Mais le Con-seil navoit pas assez consulté le caractère & les inclinations des Naturels, couli auqui furent fort mécontens de ce dessein. Ils avoient déja fait paroître quel-. FortMarl.que petite jalousie & de laigreur ; mais comme ils nen étoient pas venus à bor °ugh.une rupture ouverte, le Conseil ny fit pas attention. Les Habitans voyantquon travailloit avec tant d ardeur à ce nouveau Fort, en prirent ombra-ge , & simaginerent quon avoir dessein dentreprendre fur leur liberté,ou au moins fe défièrent de laffectíon des Anglois. Cette idée ayant prisracine, répandit parmi eux un tel esprit de rébellion , quils ne médite-,rent pas moins quune révolte générale, & la ruine entiese dune puissan-ce quils commençoient à redouter. Ils dissimulèrent néanmoins adroi-tement leurs sentimens, & donnerent si peu de marques de chagrin & deressentiment, que les Anglois continuèrent leur travail, fans appréhen-der le. moins du monde ce qui se tramoit contre eux, jusquau momentque la conspiration fut sur le point déclatter (b). On aura une idéeplus juste de toute cette affaire, & de la conclusion de la conspiration

(s) Lockjcr, p. 90, (b) Hamilton , Vol. II. C. 4.

Ggg

par

Tome VIL