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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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HISTOIRE DE LEMPIRE

Sect. vit. très - disposées à se donner un nouveau chef: déjà même FArchevêque dei-íi/ì. dAI- Mayence avoir indiqué une diete pour y procéder à une nouvelle élection,Ismagne, A j a plupart des Princes Electeurs étoienc disposés à donner leurs voix àir)4->ZlZ . Oonradin, lorsque le Souverain Pontife, informé de cette résolution, écrivitdes lettres fort pressantes, par lesquelles il défendoit délire Conradin , fouspeine de nullité & dexcommunication contre les Electeurs qui lui donneroientleur suffrage, fi)

Ce fut ce dernier trait de la haine de Rome qui détermina le trop mal-heureux Conradin à passer en Sicile, il avoir un parti formidable composéde tous les mécontens à qui la dureté du gouvernement de Charles dÁnjouétoit devenue insupportable. Jufqualors Conradin avoir été à la Cour de Louisle Sévere Ton oncle maternel, ce fut par les conseils & aux frais de Louisquil entreprit cette fameuse expédition: mais avant que de partir pour la Si-cile, il légua, en cas de mort, à Louis & à Henri ses oncles, tous ses biens& Etats de quelque nature quils pussent être. On sçait & l'on a dit ailleursdans cette Histoire (2) quelles furent les fuites de ce fatal voyage. Con-radin eut dabord des succès éclatans, mais le Duc de Bavière & le ComteMalheumi. de Tirol, que lImpératrice Elisabeth avoit épousé en secondes noces, con-Je expédition traìnts de revenir dans leurs Etats violemment attaqués parle Roi de Bohê-de Conradin Mg, ne laissèrent auprès de lui que le jeune Duc d'Autriche. Dès lors la for-1266*1267! tune à la victoire quittèrent les drapeaux de Conradin, qui, vaincu , mis en1268-1269! fuite par lusurpateur de son trône, eut encore le malheur de tomber entre lesmains de son spoliateur, qui le fit inhumainement périr sur l'échaffaud; jeuneinfortuné, digne dun meilleur fort ; plus digne de régner que latroce CharlesdAnjou, & qui dans ses derniers instans conservant toute fa fermeté déclarahautement que ses intentions étoient que ses droits évidens à la couronne deSicile, fussent transmis au Roi dArragon; elles furent remplies dans la fuiteces intentions, & les Aragonois vengerent les Siciliens des maux & desvexations que les François leur avoienr fait souffrir.

Tant de fcenes dhorreur, tant de crimes, tant de malheurs ne fussentvraisemblablement point arrivés, & jamais Charles dAnjou neût pu pouf-fer si loin ses conquêtes & fa rage homicide, si FAllemagne & FItalie eus-sent été moins déchirées par les factions & les guerres civiles ; ou si lEm*pire eut été soumis aux loix dun maître prudent & courageux ; mais letrône Impérial étoit toujours disputé par deux compétiteurs, qui, absensFun & Fautre, ne pouvoient en aucune maniéré sopposer aux désordres deFAllemagne. Les Princes qui a voient élu Alphonse, lui festoient attachés:il avoir le plus grand désir daller prendre poíîèffion de FEmpire: mais îlEtat de étoit toujours retenu en Espagne, tantôt par la nécessité de réprimer &V/uiema - contenir les Maures, tantôt par la crainte dun soulèvement du peuple, ameuté

b- par les grands qui ne cessoient de cabaler & de murmurer contre la sévé-

rité du Gouvernement.

De son côté Richard navoit pas plus de liberté de quitter F Angleterre, il étoit continuellement occupé à repousser les Barons soulevés contre te

(1) Albert Stad. Schann. Vendem. Lit t. inter Díphotn. N°. 36. (2) Voy. dans

«cette collection le Tom. 37. H>Jt. de Naples & de Sicile, Lív. 24. Sect. 3. chap.2-