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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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DA L L E M A G N E. Liv, XXV. Sect. VII. 3 i

ment agité par les remords de ses atrocités, & fur-tout de lhorrible affadi- //^ d>A! ,nat de Conradìn; Martin IV expira aussi, regretant infiniment de n'avoir Itmagne, "pas donné des secours efficaces aux chrétiens de la Palestine, il eut pour suc 1 254-1313.

ceíTèur Jacques Savelli, qui prie le nom dHonorius IV. Dès son avéne- --'

ment au suprême Pontificat Honorius, entreprenant fur les droits de lEm-pereur, nomma de son autorité Pinzivillc- Elizée, Vicaire de lEmpire en Ita-lie , & lenvoya vers Rodolphe pour le faire confirmer dans cette dignité.

Rodolphe, quoique mécontent de cet attentat, craignant de se brouiller avecle S. Siégé dissimula & confirma le choix dElizce, qui se rendit en Tosca- Entreprisene; il se rendit si méprisable, quil fut contraint de retourner h lEmpe- d '^no<iusreur pour le prier de lui donner des troupes h la tête desquelles il pût se fairerespecter. Rodolphe ne jugea point îi propos de lui fournir ce secours, ni dnncTde *de lui laisser plus long-tems le Vicariat de la Toscane, auquel il nommaCno- Rodolphe.derer Evêque de Bâle & son Chancelier: mais dans la crainte que le Papene soffensât de cette nomination, il chargea son nouveau Vicaire de se ren-dre à Rome, avant que dexercer aucune des fonctions de fa dignité & decéder en son nom tous les droits que l'Empire conservoit encore sur iéxar-chat de Ravenne. Ces droits étoient très considérables, & le souverain Pon-tife très-enchanté de cette cession vraiment avantageuse, reçut avec distinc-tion Cnoderer, le laissa paisiblement remplir les fonctions de son vicariat, &sattacha si sort à lui, que le siégé de Mayence étant venu à vaquer par lamort de Vemhern, le chapitre sétant divisé & ayant fait une double élec-tion, Honorius rejeta les deux élus & donna cet Archevêché à Cnoderer,qui se voyant alors Archichancelier de lEmpire, eut par le moyen dagiravec plus dautorité (i).

Quelquimpofantes néanmoins que fustent les dignités de Cnoderer, il trou-va des obstacles quil ne put aplanir; en effet, depuis la mort de FridericII, & fur - tout par les désordres du dernier interrègne, lautorité impé-riale sétoit enderement évanouie en Italie, & il ny restoit plus ni villes niSeigneurs qui voulussent se soumettre au chef de lEmpire dont on étoit ac-coutumé à ne plus respecter la puissance. Averti des difficultés qué-prouvoit Cnoderer, Rodolphe lui écrivit de chercher, de concert avec le Pa-pe, les moyens de rétablir dans ce pays la souveraineté impériale, on luirépondit vainement que la voie la plus sûre étoit de venir lui - même & de fefaire couronner à Rome. Rodolphe fut fans doute très-excusable de regar- Il vend ender cette cérémonie comme tout-à-fait inutile: mais il ne le fut point detre lialie lesinsensible au refus des villes & des Seigneurs dItalie, il le fut cependant au árot . ts /"*point quil fit les démarches les plus avilissantes pour entrer en accommode-ment, & quil ne rougit point de leur rendre la liberté au plus bas prix, nefe réservant que lhommage & le titre de souverain. Les auteurs contem-porains assurent quil nen coma à Lucques que 12000 ducats, 6000 à Bou-logne & autant aux Génois. Cette conduite vraiment basië, fit mésestimerRodolphe, qui ne sétoit déjà rendu que trop odieux par ses injustices, &

}a sordide avidité avec laquelle il souilloit la majesté de son trône (2).

(1) Gerhard a Roo. pag. 35. Czerwenckar. L. I. c. 18- Struvius. (2) CatenaJlijïor. Liv. 2L. cap. 2. Cuspinian. in Rudolph.