D’ALLEMAGNE. Lív. XXV. Sect. Vu. 6*
avec Isabelle, fille d’André IV, Comte de Savoye : 4. Ochon le hardi qui é- Hìjl. d'As-pousa Elisabeth, fille d’Etienne, Duc de Bavière; 5. Henri, qui mourut lans lemagne,laiílèr de postérité & 6 . AlbertII le sage, ou le contrefait, à cause de sa dis- 12 H 1313*formité, suc destiné à Tétât ecclésiastique, prit même Tordre du Soudiaco- ~nat .& fut Chanoine de PaíTau. Ce fut pourtant ce Prince contrefait, ce Sou-diacre difforme, qui seul, après la mort de tous ses freres, continua l'illustrepostérité de la maison d’Autriche; fans lui, cette maison puissante fe feroicévanouie prefqu’auffi tôt qu’elle fe fut élevée (1). Les filles de l’Empereu?
Albert, furent 1. Agnès, épouse d’André III, Roi de Hongrie, 2. Elisabeth,épouse de FridericIV, Duc de Lorraine, 3. Anne, épouse deHerman, Mar-grave de Brandebourg & en secondes noces de Henri IV, Duc deBreslau,
4. Catherine, épouse de Charles Duc deCalabre, & 5. Gutta ou Judith, quifut mariée à Louis III, Comte d’Oettingen (2).
Les lâches assassins d’Albert ne recueillirent de leur crime que la honte &l’horreur des hommes. Jean, pénétré de la noirceur dont-il venoit de se souil-ler, fe condamna lui-même à un exil éternel: il erra fort long-tems, & finitpar aller fe jeter aux pieds du Pape Clément V, qui lui ordonna de passer lereste de fes jours dans le couvent des hermites de S. Augustin à Pise : sonDuché de Suabe fut confisqué au profit de Frideric d’Autriche, second filsd’Albert. Palm mourut déchiré de remords à Bâle, dans un couvent de Ré- Sort des m*ligieufes où il s’étoit caché: d’Efchebach déguisé, fe retira dans un village, J'si ‘ ns « VJJ»dans le pays de Wirtemberg, où l'on assure qu’il paflà 35 ans à garderies trou-peaux, il fut le seul des complices qui n’eut point frappé l’Empereur. Warthalloit en Italie pour fe jeter aux pieds du Pape, lorsque tombé entre les mainsd’un Seigneur allié d’Albert, ce Seigneur le livra à l’Empereur Henri VII,qui le condamna à être rompu vif, au même lieu où le crime avoit été com-mis, & où de Warth fut traîné, attaché à la queue d’un cheval.
Lorfqu’Albert expira fous les coups de fes assassins, l’Allemagne étoic afièz'.tranquille, à l’exceptìon du pays de Treves, où le Comte de Luxembourgcommettoit de fort violentes hostilités, en haine du refus des Trévisiens de fesoumettre h un droit de péage que fans nulle forte de droit il avoit établi furceux qui montoient & qui defcendoient la Moselle: asin même de s’aslùrer duproduit de ce tribut le Comte avoit fait construire un fort où il prétendoit quel’on l’allât payer : les Trévisiens indignés prirent les armes & alierent ren-verser cette forteresse , fe jeterent fur les terres du Comte, firent un très-grand nombre de prisonniers & enlevèrent une prodigieuse quantité de bes-tiaux. Le Comte de Luxembourg ne respirant que la vengeance, raílèmblaune armée & alla mettre le siégé devant Treves qu’il fe flatoit de réduire : sonattente fut trompée; les Trévisiens lui opposèrent la plus vive résistance, rem- Guerre *uporterent fur lui de très-grands avantages, & désespérant de réussir le Comte Comle ciefit la paix avec les habitans de Treves, qui pour mieux s’attacher ce puissant Sei-gneur lui accordèrent le droit de bourgeoisie, à condition qu’en cas de guerre,
& toutes les fois qu’il en feroit requis, il leur fourniroit cinquante combat- siens Utans armés de toutes pîeces, pour certaine somme que les Trévisiens promi- ~ Fatx °,
(r') Strufius loca titaio. Sect, 3. (2) Cuspinian ìn Alberto Çaíart. Spener ai «w
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