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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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1 4 9 HISTOIRE D E L’E m p I r e

SsicT.VlII. Telle étoit Pembarraílàote situation de Charles, lorsque le Pape Clémemmst. d’Al- VI, persuadé qu’en Allemagne touc secondoit les vues de la cour d’Avignon,lemagne , écrivit en termes magnifiques au nouvel Empereur, une lettre dans laquel-1 314-1400 . a p r ^ s savoir félicité des grands succès qu’il supposoit remportés par ceDemmis Prince, il l’exhortoit à palier inceíTamment en Italie, afin d’y réduire les re-

fmguMere belles qui persisteroient dans leur attachement h la maison de Bavière; mais

di Pape i e p a p e étoic fort mal instruit, & les rebelles d’Allemagne ne permectoient

kment g Ue re à Charles, quelqu’aveugle:que fût fa déférence aux avis du Pontife,

de songer h palier les Alpes. Charles en effet voyoit alors la .plus grande

partie des Princes de l’Empire soulevés & ligués contre lui : cette ligue de-

venoit de jour en jour plus formidable; & ces Princes étoient immuablementdéterminés s renverser toutes les espérances du Roi de Bohême, au’ils trai-toient hautement d’usurpareur du sceptre impérial ; dans cette vue ils jetè-rent les yeux fur Edouard III, Roi d’Angleterre, qui étoit à la vérité le plusillustre des Monarques de son fiecle : cette résolution prise, Henri de Wir-nebourg, qui, quoiqu’excommunié par le Pape & déposé de p Archevêchéde Mayence, n’en restoit pas moins possesseur de ce Siégé; Rupert ou Ro-bert, Comte Palatin du Rhin; Eric, Duc de Saxe, & Louis, Marquis deBrandebourg fe rendirent, accompagnés de plusieurs Princes d’Allemagne, àLahnstein, & là, déclarant nulle sélection de Charles de Luxembourg, com-me faite contre toutes les réglés, du vivant d’un Empereur universellement re-connu ; & d’ailleurs la Simonie .ayant manifestement dirigé cette élection, ilsla castèrent, déclarèrent le trône impérial vacant, & élurent Edouard III au-quel ils envoierent des Ambasiàdeurs pour i’inviter à venir prendre poste filonLes Elee- nouvelle dignité (1). Plus prudent que Richard, Edouard III remer-

icure élisent cia les Electeurs de la préférence qu’ils lui avoient donnée , protesta qu’ilEdouard. faisiroit toutes les occasions de leur témoigner fa reconnoistànce; mais leur^efuhu à, qu’engagé, comme il l’étoit, dans une violente guerre contre la Fran-sceptre \m- ce , & les circonstances ne lui permettant point de s’éloigner de ses Etats,s ériai. 11 les prioit de l’excuser, s’ii se trouvoit dans l’impoffibilité absolue d’accep-

1348. ter leurs offres.

Bassesse du Le refus d’Edouard III ne déconcerta point les quatre Electeurs conjurésMarquis de contre Charles de Luxembourg; ils firent la même offre à Frideric le Sévere,Misnit* Margrave de Mifnie, fils de Frideric le Mordu, auquel ils tentèrent de per-suader d’épouser l’Impératrice, veuve de Louis V: comme ils ne doutoientpoint que ces propositions, en effet très - avantageuses, ne fussent acceptées,ils l’élurent solemnellement, mais ils connoissoient mal le Marquis de Mif-nie, Prince foible, avare, lâche, & qui eut la baflèsse de céder à Charles,pour dix mille marcs d’argent, les droits fondés que cette élection lui don-noit au trône de l’Empire (2). Cette lâcheté imprévue indigna les Elec-teurs, qui cependant n’en furent que plus animés à hâter la ruine de Charles.Toutefois, l’un d’entr’eux & le plus implacable des ennemis du Bohémien,Louis de Bavière, fut fi vivement sollicité par Albert, Duc d’Autriche, qu’ilconsentit à une conférence à laquelle devoit se trouver le Roi de Bohême.

(1) Albert. Argentin. Maimbourg Hist. àe la décati, de l‘Emp. LÎV. 6 . (2) Cuspiniaa.

în Carol. Qtsar ; Albert. Argentin. T. 145, 14&