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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A L L E M A G N E. Liv. XXV. Sec t. VIII. 167

more contre quiconque fe trouveroit convaincu d’avoir seulement formé le des-sein d’attenter à la vie a’un Electeur. La conservation des principautés de cha-que Electeur dans leur intégrité est l’objet du 2 e : la splendeur & les droitsde la cour Impériale font les objets.traités dans le 3 e chapitre de ces additions.Le 4 e est, sinon le plus important, du moins le plus curieux, 6c pour parleravec vérité, le plus minutieux, car il y est traité des diverses fonctions desElecteurs, comme premiers officiers du chef de l’Empire, & ces fonctionsqui s’obscrvent encore fort scrupuleusement, fe reslentent beaucoup de labarbarie du 14 e siecle. II y est en effet, gravement ordonné que dans lesrencontres où les Empereurs ou les Rois des Romains tiendront leur cour, ily aura devant le lieu de la séance Impériale un tas d’avoine, de telle hau-teur qu’il aille jufqu’à la selle du cheval fur lequel fera monté le Duc deSaxe, qui, tenant dans fes mains une mesure 6c un bâton d’argent, remplirad’avoine cette mesure, qu’il remettra au premier palfrenier qui fe présentera,fixera le bâton d’argent dans le reste du tas d’avoine & fe retirera ; après quoison vice-Maréchal, ou en l’abfence de celui-ci, le Maréchal de la cour per-mettra au peuple de piller ce monceau d’avoine. Charles IV, fans doute-connoisiòit le but allégorique de cette ridicule répréfèntation : il íèroit bien àdélirer qu’il eut développé fes idées énigmatiques. II fit régler encore dansee dernier Chapitre, que lorsque l’Empereur fe feroit mis à table dans quel-cue repas de cérémonie, le Marquis de Brandebourg entreroit à cheval dansla salle du festin tenant dans fes mains une aiguiere 6c un bafiîn du poids dedouze marcs d’argent, qu’il meuroit pied à terre & donneroit à laver à l’Em-pereur ou au Roi des Romains: qu’enfuite paroîtroit dans la salle, & de mê-me à cheval, le Comte Palatin du Rhin, portant quatre écuelles d’argent,chacune du poids de douze marcs, remplies de viandes, 6c qu’il placeroit furla table tandis que le Roi de Bohême en fa qualité d’échanfon entreroit àcheval dans la salle, tenant une coupe d’argent couverte, pleine de vin &d’eau, qu’il préfenteroit au chef de l’Empire ou au Roi des Romains. IIfaut avouer que s’il ne paroit y avoir rien de bien majestueux, dans cesfonctionselles doivent du moins être bien gênantes pour le^ Princes quiont à les remplir. Les Chapitres 5 6c 6 traitent, le I er des tables Im-périales & Electorales, l’autre des droits dûs aux officiers lors de la pres-tation de l’hommage des Princes pour leurs fiefs au chef de l’Empire : en-fin le 7 e Chapitre qui est le dernier de la Bulle (sor est, suivant nous, leplus judicieux de ces sept nouveaux articles de l’Edir. Charles IV or-donne qu’à l’avenír les Electeurs séculiers feront obligés de faire instruireleurs fils héritiers ou fucceílèurs dans les langues Allemande, Latine, Ita-lienne & Sclavone, de maniéré qu’ils les parlent dès l’âge de quatorze ans,cet utile régiemenr à été observé jufqu’à nos jours & Test encore ; enforteque les Princes 6c les Seigneurs fournis par goût encore plus que par l’au-torité à cette sage loi, possèdent outre la connoiffance du latin 6c de l’Alle-mand celle des plus belles langues de l’Europe.

Cette Bulle , quoiqu’elle renferme bien des détails minutieux, contientaussi de très-utiles reglemens, 6c fa publication est fans contredit le plusbel endroit de la vie de Charles IV, comme elle fera perpétuellement unepreuve de la sagesse du Jurisconsulte Barthole : auffi l’Empereur après avoir

Hijl. d’Al.lemagne,13x4-1400.

Objets des7 dernierschap. de i&Bulle d'or,

Reprisent 5-t ion desfonQiontdes Grandsofficiers del'Empire,