Sect.VIII.Hist. d’Al-
leinagne,1314-1400.
•Violenteshostilités desToscans .
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Lâchetés deCharles IVpour faireélire fin filsWencejlis ,Roi des Ro.mains.
1316 .
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nir de ses états. Quelqu’amidé que Charles eut pour son confesseur, il lesacrifia, & l’obligea de s’éloigner de la Bohême. La crainte d’un traitementencore plus levers contint les partisans de la résormation & de la commu-nion sous les deux especes, dont l’usage fut dès-lors entierement aboli dansce Royaume fi).
Personne ne (òngeoit en Italie à Pantiquité du rit Grec, ni au besoin oùl'on étoit de ramener le clergé à des mœurs plus régulières; on ne connois-soit point des hérétiques dans cette contrée ; il n’y avoit que des tyrans &des usurpateurs; & les plus dangereux d’entre eux, les plus entreprenans,les Vifconti, ne paroifiant depuis le dernier traité de paix méditer aucun nou-veau projet d’invasion, Grégoire XI se flattoit que sa présence acheveroit depacifier l’ìtalie, & il prit la résolution de quitter Avignon, annonçant aux diverssouverains de la chrétienté l’immuable dessein où il étoit d’aller fixer sa rési-dence à Rome. Informés de ce départ prochain, les Florentins, qui pen-saient toujours que le Pape vouloir se rendre maître de la Toscane, & quicroyoient avoir de très-fortes raisons de íe défier du motif de ce voyage, rom-pirent brusquement avec le S. Siégé, prirent les armes, allerent ravager lesterres de l'Eglise, & dans la fureur qui les animoit exercèrent contre les ha-bitans du patrimoine de 8. Pierre, & fur-tout contre les prêtres & les moi-nes, d’aíFreulès cruautés (2).
La violence de ces hoítilités & l’espérance de terminer par sa médiationles différends qui divisaient la France & l'Angleterre, engagerent Grégoire ùdifférer jusqu’au printems de l’année suivante son voyage d’Italie. Une affairetrès-importante occupoit alors l’Empereur: quelque repréhensible que fut l'in-différence qu’il avoit constamment montrée pour la gloire de l’Empire, il n’endésiroit pas moins ardemment de fixer le sceptre impérial dans sa maison, &pour y parvenir, il prit exactement la même route qu’il avoit suivie pour s’é-lever à cette dignité, c’est-è-dire, que, pour faire élire son fils Roi des Ro-mains, il ne rougit point de recourir à la même lâcheté, qui, du vivant deson prédécesseur l’avoit fait élire lui-même: il écrivit au Pape dans les termesles plus soumis, & s’avilit au point de le prier de lui permettre de faire pro-céder h sélection de Wenceslas, comme si la couronne impériale eût unique-ment dépendu du Pape. Aussi le souverain Pontife très-agréablement surprisde cet acte de bassesse auquel il ne s’attendoit très-assurément point, ne man-qua pas de donner les plus grands éloges à la pieuse soumission de l’Empe-reur, & d’accorder pour cette fois seulement, diíoit- il, & sans tirer à con-séquence, cette élection: non que par là , ajoutoit Grégoire XI, notre in-tention soit que les Ele&eurs acquièrent quelque droit , ni qu aucun préjudicesoit porté au droit & à Vautorité de VEglise Romaine (3). Les prétentionsoutrées du souverain Pontife eussent dû pénétrer Charles d’indignation ; il enfut enchanté, & feignant de croire qu’en effet sélection du Roi des Romainsappartenoit au S. Siégé, il convoqua une diete à Francfort, ne pensant pasque, muni de l’aveu de Grégoire, il eût à éprouver aucune sorte de diffi-culté de la part des Electeurs. II fut trompé dans son attente, & dès la pre-
(1) Hist. Perfec. Eccl Rohem. P. 31. L'enfant Hfi. du Cor,cil. de lìâle. Liv. 1. (2) Ray-nald arfam 1375. N°. 13-15. (3) Spener, Maimbourg, Rnynaldai ann. 1376. No. 13.