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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A LLEMAGNE. Liv. XXV. Sict. VIII. *05

s’étoit distingué pour la France, dans la guerre de Flandre contre Artavelle ' ////?.

& les Flamands; Jean I, ami & confident du Monarque François, mourut à lemagne,Paris, laiflànt de Sophie de Wirtemberg son épouse, Charles qui lui succé- I 3i4-i4oo»da ; Ferri qui épousa Marguerite de Vaudemont, & Isabelle qui fut mariée avec "

Enguerand de Couci, après la mort duquel elle épousa Etienne de Bavière.

Pendant que l’Eglife & quelques souverainetés particulières changeoiencainsi de maîtres, la Bohême toujours opprimée par Wenceslas donnoit aureste des provinces de l’Empire, l’exemple & le signal d’une horrible persé-cution contre les Juifs. Ce fut à Prague même, & sous les yeux du faroucheEmpereur, que cotninencerent ces atrocités. Le peuple choisit le jour dePaque pour faire éclater fa haine fanatique; tous les Juifs qui fe trouvoientdans cette capitale étoient assemblés dans la Synagogue; la populace en ferma Persécutionles portes, y mit le feu, & ils périrent tous dans les flammes. Wenceslas ^imaginant que cette horreur lui fournifloit l’occasion de regagner la confiance ^ /390.de fes sujets, que fes débauches & fes vexations a voient totalement aliénés, dé-chargea par un édit inique la noblesse & les villes impériales de tout ce q u'el-les pouvoient devoir aux Juifs, à quelque titre que ce fut (1). Les Bohé-miens persuadés avec raison qu’un tel arrêt équivaloir à une proscription, &que la nation Juive n’avoit plus de protecteur, fe jetèrent en furieux fur cesmalheureux, & mastàcrerent impitoyablement tous ceux qui tomberent dansleurs mains, fans nullé distinction. Cette soif insatiable du íàng des Juifs s’é-tendit de proche en proche dans toutes les provinces de l’Empire: à Spireils furent tous en un même jour passés au fil de l’épée : dans la plupart de*autres villes, on les traita prefqu’auíïï cruellement. Une foule d’entr’eux feretirèrent en Lithuanie, où Jagellon, qui, par bonheur pour eux, étoicéperduement amoureux d’une jeune Juive, non-seulement accueillit les Juifs»mais leur accorda même des privilèges fort étendus : les autres allerent fe ré-fugier dans le Royaume de Naples, où Montjoye, poste fleur de la vice-royauté à la place d’Othon de Brunswich, (lequel, époux & veuf de la ReineJeanne II avoit été pendant long-tems le plus valeureux défenseur des droitsik du parti de Louis d’Anjou,) irrité de fe voir dépouillé de la vice-royauté»

&, suivant quelques-uns, trop foîble pour rejeter les propositions de la Rei-ne Marguerite, qui, pour fe l’attacher, l’amufoit par des propositions demariage, quitta le parti des Angevins pour soutenir la cause de la veuve deCharles de Duras. II étoit fore vieux, &, à peu près dans le tems de l’émi- II* s’en*gration des Juifs d’Allemagne à Naples, il mourut à Foggia dans la Fouillé,âgé de plus de 80 années ( 2 ). II étoit oncle d’Othon, de Frideric & d’Al- Ihùanh, U&bert, Ducs de Brunswich-Lunebourg, qui, à force de vigilance, de valeur autres à& de fermeté, firent jouir la Saxe & la Westphalie du calme de la paix, Naples.dans ce tems de trouble & d’anarchie, fi orageux pour tout le reste des pro-vinces Germaniques.

De toutes ces Provinces l'AI face étoit alors la plus violemment agitée :nous avons eu occasion de dire que l’Empereur Charles IV avoit donné en

(1) Crusius Armai. Suev. L. 6. c. z. JEness Sylvius Hislor. Behem. cap. 34. (2) Vóy..

au Tom. 37. de cette collection VHistoire des Roy. de JSiaples de Sicile L. 24,.chap. 9..

Sect. 4.