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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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HISTOIRE DE L’EMPIRE

Sect. IX.Ilist. d’Al-lemagne ,1400-1440.

Départ deSistsmondp our t'Italie.

Jean

XXIII estconsterné desmotifs quiont conduiten ItalieSigismaniqui lui dé-clare vouloirmettre fin tu

blés circonstances ; non seulement Ladislas se ligua avec le Kan ; mais il en-gagea même les ambassadeurs de ce Prince à aller faire de la parc de leurmaître les mêmes propositions h l’Empereur, qui ne balança point à con-clure aussi un traité d’alliance : traité dont la nouvelle allarma vivement lesVénitiens. La Dalmatie étoit le sujet de la guerre que Sigismond faisoit auxVénitiens,- cette province avoit jadis appartenu aux Rois de Hongrie, &Charles de Duras l’avoit engagée à la République de Venise qui refusoic dela rendre h Sigismond, auquel elle n’offroic pour tout dédommagement dela perte de ce pays, qu’un simple hommage. Sigismond irrité avoit eu re-cours à la forcé des armes, & ses Généraux avoient remporté dans le Tirolune victoire complette; mais les vainqueurs, au lieu de profiter de leursavantages & de s’emparer de la Dalmatie, avoient donné le tems à la Répu-blique de réparer ses pertes & d’envoyer une nombreuse armée du côté de laDalmatie. Les Hongrois marchèrent contre cette nouvelle armée, & déjàils étoient en présence des ennemis; on s’attendoit de part & d’autre à uneaction décisive, lorsque les Hongrois se retirerent par ordre de Sigismond,qui prit une partie de cette armée pour raccompagner en Italie (1).

Sa présence en Lombardie calma les allarmes des Princes Italiens, conster-nés par les hostilités & les conquêtes du Roi de Naples, qui, après avoirenvahi le patrimoine de S. Pierre, & s’être rendu maître de Rome, étoitallé à Naples méditer de nouvelles invasions, & faisoit hâter les préparatifsde guerre qu’il avoit ordonnés. Sigismond, afin que rien ne rallentit l'exé-cution de ses desseins, conclut avec les Vénitiens une trêve de cinq années,aux conditions que la République, ainsi que les Impériaux garderaient pen-dant ces cinq années, chaque parti les possessions qu’il avoit acquises, à quel-que titre que ce fut, durant le cours des dernieres hostilités. Gênes, depuislong-tems agitée par des guerres civiles, menacée au dehors par des ennemisredoutables qu’elle s’étoit faits, eut recours à Sigismond, qui confirma lesprivilèges accordés par ses prédécesseurs à cette République, & s’assura parses bienfaits l’amitié des Génois, qui par leur marine redoutable pouvoientà leur tour le servir puissamment contre les Turcs qui depuis quelque temsmenaçoient la Hongrie (r).

Jean XXIII avoit contribué de toute fa puissance, ou se flattoit du moinsd’avoir contribué à l’élection de l’Empereur, & comptant mal-à-propos fur lareconnoissance de ce Monarque, il l’envoya prier par des ambassadeurs de serendre au plutôt avec toutes ses forces dans l’Etat Ecclésiastique & d'en chas-ser les troupes de Ladislas, Roi de Naples. La réponse de Sigismond ne futrien moins que satisfaisante pour le Souverain Pontife, il en fut accablé com-me d’un coup de foudre. L’Empereur lui donna de bons conseils qui dévoi-loient aslèz distinctament les véritables motifs qui l’avoient conduit en Italie ;il répondit è Jean que le plus infaillible moyen d’arrêter la conquête de La-dislas, Roi de Naples, & de sc mettre à l’abri de ses hostilités, étoit de don-ner la paix à l’Egliíe, de mettre fin au schisme qui la déchirait, & qu’onn’y parviendrait que par un concile général. Quoique très-consterné d’une

CO Bzovius -Ann. ad ann. 1412. No. 8 Raynald ai eund. ann. N*. 6 . (2) Ilist .

de Gênes L. 7. Vil. Sigismond, apud Vander iiarde,