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244 HISTOIRE DE L’E M P I R E
ingrats pour se déclarer b nu te me r t contre lui. II n c f-.ir ■: oc dent pas met-tre : v : c 1 c s faux ; .u boa u l'ri rc, FhS.ct. t.r P •'•vin , qw\- c .wriques A sece apparttnarits au Duc. L’K:- d ur^’a-ís-
ioic que pour los intérêts de Ion beau fr. re, oc c’étoit pour lui conserver les-fiefs que ce Prince posiëdoit dans cette province, qu’il s’en empr.roit: il eut.été trop heureux que tous ceux qui avoient pris les armes contre lui cuisent:,pensé comme l’Electeur son beau - srere: mais ils se conduilirent tous en en-nemis avides & acharnés à fa ruine. Déjà il ne lui relloit plus qu’une (bible-partie de ses anciens domaines; en butte à une foule d’ennemis, fans alliés,abandonné de tous il n’avoit pour consolateur que le Pape Jean XXUI,qui cherchoit à lui persuader que ce léger orage se diíîìperoit bientôt, &-qu il se verroit en état, non seulement de résister à FEmpereur, mais de luirendre au cemuple touc le mal qu’il en recevoit (1). FriJeiic sentoir tropvivement ses malheurs & la violence de í'a situation, pour faire aucune atten-tion aux propos peu sensés de Balthazar Cosià, qui, peu tranquille lui-mô-me, & ne se croyant point en sûreté à Lauffembourg, alla chercher un azileh Newembourg, d’où il envoya au concile un mémoire dans lequel offrant -de se démettre du Pontificat, il demandoic en dédommagement qu’il jouiroicde toute stVeté, de toute liberté, soit avant, soit après l'on abdication ;,quetoutes les hostilités contre le Duc d’Autrichc cestèroienc; qu’auffitôt qu’ilauroic abdiqué il feroic créé Cardinal Légat pour toute Flrnlie, à perpétuité,u moins qu’on n’aimât mieux lui donner la jouissance du Bolonois & duComtat d’Avignon; enfin qu’on lui alligneroit fur les villes de Venise, deFlorence & de Gênes une pension de 30,000 florins d’or.
Par ces propositions ou plutôt par ces loix que le Pape Jean XXIII prescri-vent comme s’i! eut été encore le plus fort, il rendit fa cause encore plusmauvaise qu’eìle ne l’étoit: les Peres du concile ne croyant pas devoir lesaccepter, résolurent cle fermer tous les chemins à Jean, qui méditoit une re-traite chez le Duc de Bourgogne, à- pour lui ôter toute espérance, on décida,qu’il falloir achever de réduire Fiideric, Duc d’Autriche, son protecteur &son appui. Sigismond approuva cette délibération & fit entendre à Louis de-Bavière qui venoic demander grâce pour son allié, que celui-ci n’auroit nipaix, ni trêve, à moins qu’il ne remît entre les mains des PP. du concileJean XXIII, dont il avoit favorisé la fuite. Louis de Bavière sincèrement at-taché à son parent, fe hâta d’aller le trouver à Fribourg, & lui persuadad’implorer la clémence de FEmpereur, & de tâcher de ramener, soit degré, soit de force le Pontife à Constance. Rien n’étoit moins facile que dedéterminer Jean XXIII à fe présenter devant une assemblée qu’il savoit êtredisposée à le condamner, & où il n’avoit ni amis ni défenseurs. CependantFrideric, asm de l’attirer à Fribourg, lui écrivit qu’il n’y avoit pour lui au-cune fureté dans l’azile qu’il avoit choisi à Newembourg, & que la plus ir-réparable faute qu’il pourroit faire seroit d’aller dans les Etats du Duc deBourgogne, attendu qu’il étoit informé que FEmpereur faisoit exactementgarder tous les passages (2).
(r) Idem. Tbldtm. Heiss. Barre Hijl. £A'Jtwaqna Tom. 7. (2) Gérard de Roo Hifi.
ic Rcb, Aujîr. Spor.de ad ann, 1415. Naucier.