D’A L L E M A G N E. Liv. XXV. Szc t. IX.
à en venir à une action. Eric changeant alors de plan, mais toujours ulcérécontre les Frisons prit la résolution d’aller les attaquer; il échoua encore; lesFrisons l’attendirent, remporteront la victoire, & le contraignirent de se re-tirer; il alla dans ses Etats faire de nouveaux préparatifs, résolu de périr oude rétablir la gloire de ses armes.
La retraite d’Eric animant les Comtes de Holstein, ils poursuivirent leursavantages 5c fe rendirent maîtres de File de Femeren. Pendant qu’ils éten-daient leurs conquêtes, le Roi de Dannemarck rasièmbloit toutes fes forces& mettoit en mer une flotte nombreuse. Lorfqu’il fe crut en état d’accablerses ennemis, il fe mit en campagne, mais les Comtes, pour diviser les for-ces d’Eric, fe jetèrent dans le Duché de Sleswick qu’ils mirent à contribu-tion; leur attente ne fut point trompée; le Roi de Dannemarck, toujoursdans l’efpérance de les accabler tout d’un coup, divisa son armée en deuxcorps, résolu de fe rendre en même tems maître de Gottorp & de Sleswickdont il ferma les sieges. II ne réussit qu’en partie, Sleswick étoit défendupar Albert, Duc de Mecklinbourg, qui avoit paru le plus envenimé des en-nemis d’Eric; Albert qui avoit donné à fes jeunes alliés de si brillantes espé-rances, fe démentit tout à coup, & dès les premiers jours du siégé il fe ren-dit à composition, Lc accepta la liberté de fe retirer dans fes Etats à condi-tion qu’il ne prendroit plus les armes contre Eric. Indigné de ce traité, l’E-vêque d’Osnabrug fe rendit promptement à Hambourg, & représenta auxMagistrats le danger qu’ils couraient, si Sleswick & Gottorp tombaient aupouvoir des Danois: les citoyens d’IIambourg persuadés qu’en effet ils au-roient tout à craindre des entreprises d’Eric, pour peu qu’ils lui donnassent letems d’étendre fes conquêtes, lui déclarèrent la guerre & rasièmblerent con-tre lui une nombreuse armée. Informé de la marche des ennemis prêts à fejeter dans le Holstein: instruit d'ailleurs des projets menaçans des Comtesqui, soutenus par les Dythmarfes fe difpofoient à secourir Gottorp, Ericfut si sort effrayé, qu’abandonnant le siégé de Gottorp, il courut précipitam-ment fe renfermer dans fes Etats, Les Princes de Holstein profitant habile-ment de la terreur du Monarque Danois, rasièmblerent une partie de leursforces, & marchèrent en ccnquérans vers Hattersbourg dont ils fe rendirentmaîtres, ainsi que de Sleswick & de Konigsbourg qui fut entieretnent dé-truit (i).
Etonné des succès & du nombre de fes ennemis, le Roi de Dannemarckconsentit volontiers aux propositions d’accomodement que lui sit l’Evêque deLubec ; on conclut une trêve de quelques mois, pendant laquelle on tint di-verses conférences à Gottorp. Comme de part & d'autre on paroissoit désirerla paix, on convint que la décision de ce différend feroit remise au jugementde deux Princes d’Allemagne assistés de quatre députés des villes anséaci-ques: & afin d’applanir tous les obstacles qui pourraient survenir, il fut sta-tué que l’avis des arbitres feroit fournis à Bernard de Brunswick & à Bug;liasde Poméranie, qui jugeraient définitivement. Tout semblait annoncer unepaix prochaine: déjà les Comtes de Holstein, qui la fouhaitoient beaucoupmoins ardemment qu’Eric, s’étoient rendus au jour fixé à Gottorp, pour y
,r,\NJ:-m vue,
1 1 ~ H 40.
Sucrés riesCornus rieH'ijhin .6? proposi-tions lì'nc-ennoils -
fiuv.t.
(î) Barre II fi d'Aìlsm, Tom. 7. P. 234, Juiv, Hui t ft! J FUJI, D un, T.