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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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HISTOIRE DE L’ËMPIRE

S*ct IX. encrer en conférence : mais les vents contraires n’ayant pas permis aux dépu-ftiji'. d'ïú- tés da Roi de Dannemarck d’y aborder, les Comtes de Ilolstein enchantéskmiRne, (j s trouver ce prétexte de rompre la négociation, & prétendant que c’étoit1400-1440. avec j e Roi f eu ] qu’ils vouloient traiter, & non avec ses ministres, ils recom-' ' rr.encerent les hostilités avec la plus grande violence.

Ulcéré des procédés des Comtes de Ilolstein, Eric ne respirant que fureur& vengeance prit la résolution de périr, ou d’abattre ces ennemis qu’il ac-c u foi t de la plus insultante mauvaise foi. Le R.oi de Dannemarck paroissoiten octet très-sondé, < 5 t dans les premières entreprises, le succès répondit à sonatterre: suivi d’une puissante Hotte, il alla ravager les environs de Wolstad& d’Oldenbourg, mais ensuite il ne trouva point la même facilité dans ladescente qu’il vouloir faire dans l’Ue de Femercn; les habitans repoussèrentvaleureusement les Danois, & ajoutant l’ossense à la valeur, ils firent les pluspiquantes railleries contre le conquérant qui vouloir les assujettir. Enflammée'.e courroux Eric fit passer dans le cœur de ses soldats la colere qui l’animoitlui - même, & leur dit que, resia-t il seul, son dessein étoit de prendre terreou de périr; il se mit k Leur tête, leur donna l’exemple & ils firent tant d’ef-forts qu’ils débarquèrent, & en très-peu de jours, se rendirent maîtres deì Ile entiere: alors ne songeant plus qu a la vengeance, ils fe livrerent auxplus cruels excès, portèrent le ravage, l’incendie & la mort dans toute dé-tendue de bile, en exterminèrent les habitons fans distinction d’âgc ni desexe, & les atrocités qu’ils commirent surent telles, qu’Eric en eut des re-mords éternels. 11 mena ses troupes victorieuses de l’Ile de Femeren ravagée& détruite dans l’Ile de Jutland, & s’avança jufqu’à Immerswed; mais ler Général Schacco de Rantzow à la tête de 20000 Holstenois & posté fur unej í.v.-cL^r* éminence, attendoit fierement les Danois. Trop assuré de vaincre, le Roii-suits <hns de Dannemarck donna le signal de l’attaque, les Holstenois peu contens deif jutland. repousser les ennemis, devinrent aggresseurs à leur tour, & chargèrent si vi-goureusement les Danois, qu’ils les mirent en fuite, en masiàcrerent le plusgrand nombre, & remporteront une victoire si complette, qu’Eric accom-pagné des débris de son armée, eut toutes les peines du monde à gagner lerivage & h s’embarquer: il s’enfuit précipitamment, & ne fe crut en furetéque lorfqu’il fe fut renfermé dans fa capitale: fes troupes écoient si conster-nées , que ne pouvant leur persuader de tenter une seconde descente dans lejutland, il fut contraint de demander aux Comtes de Holstein une trêve qu’ilsne voulurent lui accorder que pour 4 mois & qu’ils observèrent fort mal (1).

Si le Dannemarck, le Ilolstein & les contrées du voisinage étoient vive-ment agitées, la Bohême continuoit d’être cruellement déchirée par les fu-reurs du fanatisme & des dissensions intestines ; l’implacable Ziska, rempor-toit autant de victoires qu’il livroit de combats, & chacune de fes victoiresétoic pour les Huffites le signal du carnage contre les ennemis qu’ils avoientabattus. Les Catholiques ne pouvoient presque plus résister aux troupes duterrible Ziska, lorsque Sigismond uni avec Frideric le Belliqueux, l’Elec-teur de Brandebourg, Albert, Duc d’Autriche, le Prince de Bavière, Henride Landshuc, Guillaume de Munich &c. hâta fa marche, & résolu de faire

les

(1) Barre & Iïuitfeld iliìens.