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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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S.: CT. IX.JUJt. d’Al-lemagne ,14.CO 144c.

Conseils de’/Jska rejet-tes : sesprojets devengeance ,& fa vic-toire fur laCornet deU'trttin-berg.

478 HISTOIRE DE L’E M P I R E

des Muíïïtes Thaboritcs, dans la capitale dent il se croyoit assuré. A cette nou-velle il leva le íiege, & s’éloignant des murs' de Carlstein il «dia à Prague,où en eíFec, les Thaborites avoient commis quelques désordres, mais d’oùles citoyens les avoient chassés. Cette entreprise desThaborites inquiétoic d’au-tant plus Ziska, qui ne l’avoìt ni conduite, ni conseillée, qu’il craignoit queles Unisses de Prague ayant reconnu Coribut pour souverain, ne íe joignis-sent par ressentiment aux Catholiques, ce qui eut entierement ruiné lès pro-jets. Dans la vue de dissiper les soupçons que les citoyens de Prague pou-voient avoir conçus contre lui au sujet de cette entreprise, il leur écrivit qu’iln’y avoir aucune part, puisqu’au contraire, il étoit toujours dans la constanterésolution de les défendre & contre les impériaux & contre les catholiques:qu’au reste, le plus sage parti qu’ils eussent à prendre étoit celui de ne recon-noître aucun souverain, & de vivre indépendans; il les exhortoit à refuser 1%couronne à Coribut, & h ne pas se donner un maître, qui tôt ou tard de-viendroit leur oppresseur. Les citoyens de Prague remercièrent Ziska desbonnes dispositions où il étoit pour eux ; mais ils lui marquèrent en mêmete ms qu’ils croyoient-au contraire, n avoir rien de mieux à faire que de choi-sir Coribut pour leur souverain, la Bohême ayant toujours été soumise h unRoi, & ce malheureux Royaume ne pouvant, dans les circonstances où il setrouvoit, se passer d’un souverain, seul capable de mettre fin aux'troubles quil’agitoient (t)- Ee fier Ziska irrité de cette déclaration : les ingrats, dit-il,ont- ils donc oublié que je les ai sauvés deux fois, pensent ils que celui quiles a délivrés, ne puisiè pas les perdre ? Ils verront que celui qui a sauvé lapatrie peut aussi l’opprimer. Enflammé .de colere, & tout entier à la ven-geance, Ziska résolut de détruire Gradirs, ville très forte, d’un accès diffi-cile , abondamment pourvue, & défendue par une nombreuse garnison Hon-groise. II se mit à la tête des troupes & marcha pendant la nuit, espérantde surprendre la place: mais le Comte de Wartemberg informé du projetdes ennemis, alla à leur rencontre suivi de,cinq mille hommes d’infanterie Lcde six cens chevaux: au point du jour les deux armées furent si près l’unede l’autre, que la bataille s’engagea, elle fut très-meurtrière ; la victoire ba-lança pendant la plus grande partie du jour, au grand étonnement de Ziska,accoutumé julqu’alors à triompher dès le premier choc: la résistance des trou-pes ennemies irritant sii valeur, il fit tant d’efforts & revint si souvent à la char-ge, qu’enfin il força la victoire de se déclarer pour lui, mit l’armée du Com-te de Wartemberg en déroute, en niafiacra une partie, & n’épargna queceux qui par une retraite précipitée se dérobèrent à se» coups. Ziska victo-rieux & méditant de nouveaux triomphes se présenta devant Gradits dont lesportes lui furent ouvertes; il ne s’arrêta point dans cette place, & alla for-mer le siégé de Czaslaw, où il éprouva plus de résistance qu’il ne s’y étoitattendu ; mais les assiégés, après quelques jours de défense, craignant d’ir-riter fa colere, s’ils montroient une plus longue obstination, capitulèrent &obtinrent une composition avantageuse.

Sigismoná ne croyant pas pouvoir en même teins défendre la Bohêmepresqu’entierement soumise aux Iluísites, & la Moravie menacée & souvent

(0 Sarre lìúst. i'Alltm, T. 7 . P. 261 . £?/à Duhrav, fíist. Behem, Theob. Bell, IIusf n