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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A L L E M A G N E. Lïv. XXV. Sect. IX. 281

ss retirer en Pologne; & le jour même du départ de ce Prince, Ziska fie fo-kmndlement son entrée h Prague, où il fut reçu avec acclamation (1)-

Les difièntions qui pendant !ì long tems a voient divisé les habitans de Pra-gue étoient pacifiées à la vérité, mais le calme ne s’étendoit pas dans le restedes Provinces. L'Evêque d’Olmucz qui avoit acquis, tant de célébrité parla gloire qu’il avoit eue de lutter avec avantage contre Ziska, combattoit avecsuccès contre un seigneur, nommé Bockzco de (Constat, qui avoit ravagé les ter-res de l’évêché, & s’étoit même rendu maître de quelques villes. Le Prélatmarcha contre lui, le joignit, lui livra bataille, &, quoique Bockzco s’at-tribuat l’honneur de la victoire, il s’éloigna cependant, donna par fa retraitele tems à l’Evêque de rétablir la paix dans la Moravie, fut même le premierà demander la cessation des hostilités, & n'obtint fa demande qu a conditionqu’il rappelleroit toutes les troupes qu’il avoit mises en garnison dans quel-ques places dépendantes de l’Evêché d’Oimutz, & que jamais il ne joindroicí'es armes à celles des Thaborites.

Pendant que la ruine de Coribut rétabliílbit, du moins en apparence, labonne intelligence entre les Huffites & les Thaborites, l'Empereur Sigis-mond tenoit une brillante cour à Presbourg en Hongrie, où il écoutoic lesdemandes du Roi Eric, qui n'avoit pu encore terminer fes différens avec lesComtes de llolstein. Irrité de leur obstination à perpétuer la guerre, il avoitentrepris de leur enlever Plie d’Alfen ; mais la nombreuse flotte qu’il avoitassemblée pour cette expédition avoit été battue & dispersée par une vio-lente tempête. Plus malheureux encore, Eric n’avoit pu conserver la villed'iladersleben dont Henri de Brunswich s’étoit emparé. Accablé de la pertedu Jutland, qu’il voyoit presque tout au pouvoir de fes ennemis, le Roi deDnnnemarck, déterminé à tout tenter pour mettre fin à cette guerre, fit pu-blier dans fes Etacs qu’il donneroit la liberté à quiconque prendroit les armescontre les Comtes de Holstein. Tous les paysans Danois, ainsi que le plusgrand nombre des bourgeois de Dannemarck étoient alors réduits h Pécat deservitude; ainsi cette promesse de la liberté fit le plus grand effet, & elle au-roit attiré fous les drapeaux d’Eric la plus nombreuse armée, fi le Duc deBrunswich n’eut envoyé dire au Roi qu’une foule d’efclaves étoit peu propreà Pindmider: qu’au reste, jufqu’alors il n’avoit fait la guerre que pour avoirjustice, & qu’il donneroit la paix au Dannemarck aussitôt que les Comtes deHolstein feroíent satisfaits; mais que fans cela il étoit déterminé à porter leschoses à l’extrêmité, & à dévaster enderement le Royaume (r).

Pour empêcher le Duc d’effectuer ces menaces, le Roi fe ligua avec lesvilles de Wandalie, conclut des alliances avec les Princes voisins, ainsi qu’a-vec les Dithmarfes, & écrivit au Pape & à PEmpereur pour fe plaindre desComtes de Holstein, qu’il accufoit de retenir injustement le Duché de Sles-wick qu’il prétendoit être un fief dépendant de la couronne Danoise, offrantde s’cn rapporter fur ce point à la décision des Princes fes alliés. Cette décla-ration produisit les meilleurs effets: le Duc de Lunebourg & le Régent deLubec s’attacherent entieremenc aux Comtes ; & les Dithmarfes persuadés

m. cf’Aï-Jeangne,

1400-14 j o.

Suite Htsdifjhìthnsdu Dinut'manfo

(1) Lupsc Ephem. re*. Theob. Bell. Ilufs. Aeneas Sylvius IIfl. Bvbem.

(2) Huitfeld Hifl, Dm. T. 4. Pontanus Ilfl. Dan.

Tome XL. ÎS T n