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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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Sect, IX.HUI. d'Al-km-ip.nj,1400-1440,

Sighvior.dtente defngner 7Js-A n, quim .un.

282 HISTOIRE DE L’E M P I R E

que le Duché de Slesvvick ayant été donné en fief, étoit devenu propre auxComtes qui eu avoient reçu l’investiture, dirent fans détour au Roi Eric quela cause des Comtes leur paroiíïànt juste, ils ne prendroient jamais les armescontre eux. Avant que d’en venir aux dernieres extrémités, Eric tenta lavoie des négociations, & l’Empereur députa même un commissaire pourterminer à f amiable ce différend, qui jufqu’aiors avoit eu des suites si fâ-cheuses: mais la mort de ce commissure ayant arrêté la négociation, Eric ferendit h Bade & fit voir lui-même la justice de fa cause auprès du chef def Empire, qui par fa sentence arbitrale, prononça en faveur du Roi de Dan-nemarck, & fit enfuire tous fes efforts pour le réconcilier avec les Comtesde Holstein; mais ceux-ci très-mécontens de la sentence ne voulurent enten-dre h aucune proposition.

Ce fut h'Bade auffi que Sigismond déterminant par une sentence défini-tive les anciens díiferens du Comte de Savoye avec le Prince d’Orange, dé-fendit à Louis de Chàlon de prendre déformais la qualité de Comte de Ge-nève ni d’en prendre les armes. Dans un grand conseil qui fut tenu à peuprès dans le même tems, il fut statué que Coribut ne paroîtroit plus en Bo-hême : que le Roi de Pologne ne feconderoit plus les Bohémiens dans leurrévolte, mais qu’il fourniroit des secours au grand Duc de Lithuanie contreles Chevaliers de Tordre Teutonique (i). Malgré cette délibération, Cori-but ne laiíïà pourtant pas d’aller à Prague, d’où à la vérité il fut contraintde fe retirer fort précipitamment. L’Empereur fongeoit sérieusement à s’aíîu-rer du trône de Bohême ; mais le seul obstacle qu’il y trouvoit étoit Ztska,qui ne ceffoit de fe déclarer l’ennemi de la Royauté : Sigismond dans la vuede gagner cet homme, fans lequel il ne pouvoic absolument réussir, lui en-voya offrir par des Ambassadeurs le gouvernement de Bohême & les condi-tions les plus avantageuses. Ziska, vieux, aveugle & fatigué d’avoir fansceffe à réprimer des hommes turbulens, grossiers, & qui souvent 11’obéis-foient que par crainte, presque toujours en murmurant, étoit, assure t on,disposé à accepter les offres de l’Empereur; il fe difpofoit même, ajoute-t-on, à aller lui-même 1 assurer de fa reconnoislànce & de fa fidélité, quandh peste qui ravageoit fes troupes, le moissonna: on dit de lui, qu’avant quede mourir, il ordonna qu’on l’écorchât aussitôt qu’il auroit cessé de vivre, &que de fa peau l’on fit un tambour, dont le Ion, lui fait-011 dire, répandrala terreur parmi les ennemis. Ce conte ridicule s’est accrédité; mais la vé-rité est que Ziska ne dit rien de semblable en mourant, d: que son corps toucentier fut honorablement enterré dans la Cathédrale de Cxaslaw (2). A lavaleur, aux stratagèmes d’Annibal, Ziska réunit les qualités des héros les plusillustres: grand Général, célébré conquérant, il mérite [admiration des guer-rier;, mais il fut le íléau de fa patrie, le plus redoutable ennemi de fes souve-rains; il incendia, ravagea la Bohême, brûla les monastères & dreílà un hé-catombe de plus de dix mille moines & prêtres h Jean Mus & à Jérôme dePrague: dont ['exécution servit de prétexte à fes fureurs & à fes atrocités.

Tant que Ziska avoit vécu, les Thabomes écoienc restés étroitement unis;

■'1) Ctron. HoUat od mm. 5424. Ponían. fíifí. Dan. Ilijî, Gen. de Savoye Toin. r.

(2; iiicob. Bell. liujs. Coehler ílijL LluJJ. L. j.