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si: la guerre, & ses troupes furent h'taie? fì souvent, qu’enfin élis suc obli-gée de s’en remettre à la décision da Due de Bourgogne: ce Prince qui avoiragi beaucoup moins pour le Duc de Brabant que pour lui-mème, !a con-
traignit de lui remettre le gouvernement de ces provinces, de le déclarer son
Le Dir as ítéricier & de promettre qu’elle ne se remarieroit plus. Le Duc de Gloces-Gi.rsHsr ter qui l’avoit épousée fans scrupule à cause de là riche dot, eut des remordstê-uai: _ quand il la vit dépouillée de les Etats, & par respect pour la décision de
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ìwuî, ruic , r:/it:uinjic uc v^unuau. un ut*ux maris qu eue avoK eus 5 N memerems, Jacqueline n'en ayant plus aucun, oublia les premeslès quYke avoirlaites nu Duc de Bourgogne, & fe fie épouíèr par Borselen, Gentilhommedc Zélande: mais Philippe lui déclara la guerre, la poursuivie, fit Borselen
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ée Zélande: mais Philippe lui déclara la guerre, la poursuivie, fit Borselenprisonnier, & ne le relacha, que quand Jacqueline eut promis que ses Etatspafïèroic-nt à Philippe au préjudice dos ensans qu’elle pourroic avoir de Bor-îélen: cette Princesse vécut encore dix ans, & à fa mort Philippe réunit hFrise, le Hainaut, la Hollande & la Zélande à ses Etats; eníòrte que peude Rois en Europe furent aussi puissans que lui (i).
Les hostilités de Hollande n’étoient que des jeux auprès des fureurs & desexcès qui déíoloient toujours 1 a Bohême. Coribut à la persuasion de Rockizane,administrateur, de l’Evêché de Prague saisoit de fréquentes apparitions dansle Royaume pour encourager ses partisans, & le Roi de Pologne écoit for-tement soupçonné de le seconder. Pour se laver de ce soupçon il envoya uncorps de cinq mille hommes au secours des Catholiques Bohémiens; mais leDuc d’Autriche qui craignoit que ces troupes ne voulussent, fous prétextede seconder les Catholiques, appuyer Coribut, les attaqua très vivement auxenvirons d’Olmutz, ne voulut pas leur permettre de continuer leur route, &les contraignit de s’en retourner en Pologne (a).
Cependant les Thaborites se portoient contre les Catholiques aux excès lesplus violons, ils les faisoient périr dans les plus cruels supplices, s’emparoientde leurs posièssions, & traitaient les prêtres & les religieux avec la plus hor-rible atrocité. Heureusement la mésintelligence divisa cette foule de fanati-ques , & ils tournèrent leurs armes contre eux mêmes. Les Hussites de Pra-gue & les Orphelins, branche des Thaborites, sc firent ouvertement la guer-re: Les Orphelins allerent assiéger Lytomissel dont ils se rendirent maîtres;ils assiégèrent la citadelle, qui paroissoit imprenable, contraignirent les assié-gés de s’enfuir dans l'église, où ils furent tous massacrés; & maîtres de lacitadelle, ils la réduisirent en cendres, après avoir égorgé tous les malheu-
'Mxcès des reux qui y étoient restés. Les Orphelins enhardis par ce succès allerent ren-Thaborìtes forcer l’armée des Thaborites qui asiiégeoit Swietla en Autriche ; place for-& te, importante, & qui n’eut jamais été prise, si le Duc Albert eut été plus
‘ìAutriche, prompt à la secourir: mais il comptoir fur la nombreuse garnison qui y étoic,i42<?. ainsi que sur les fortifications qui la défendoient, & il n’avançoit que lente-ment; auffi n’arriva-t-il que lorfqu’il n’étoit plus tems de secourir Swietla.Le Duc posté à la vue de l’ennemi, fie une faute encore plus irréparable,
(i) Iîarseus Annal. Ducum Brabant, Grammave Antia. Belgia. Ilìst. du Hainaut,Ò) Dlugloíîi Hist. Folon,