D’A L L E M A G N E, Liv. XXV. Sect. IX. apx
battue par quelques vaisseaux de Scralfund, trois cents Danois périrent dans Tli n A .cette malheureuse course, les vaisseaux de la flotte furent dispersés, & pour lemagGe,' 'comble de disgrâce, la Reine ayant, sans consulter son époux, envoyé or- 1400-1440.dre au vaisseau chargé des revenus de la couronne de Suede de venir en Dan- —" " —nemarck, les armateurs du Holstein rencontrèrent & prirent ce vaisseau. Per-te dont Eric fut si sensible, qu’il en témoigna son ressentiment à la Reine avectant d’amerrume, que.cette Princesse en mourut de douleur peu après, dansun monastère où elle s’étoit retirée. Les villes alliées commençoient néan-moins à être fatiguées de cette guerre ; leur commerce languiíïoit, & les pe-tits succès qu’elles avoient ne les dédommageoient pas des pertes irréparablesque leur caufoit l’interruption du commerce, qu’il ne leur écoit plus possiblede continuer: celles de ces villes qui souffraient le plus de cette malheureuseinterruption croient Rostock, & Stralfund; aussi furent-ailes les premieresqui conclurrent avec Eric un traité de paix ; leur exemple ne fut pas imitépar les autres, lesquelles continuèrent à fe ruiner pour la cause des Comtes deHolstein (i).
La mésintelligence, la haine, la discorde & le fanatisme sgitoient toujours Suite riesla Bohême, où, quoique couronné, Coribut ne jouífloit d aucune autorité; troubles deles Calixtins s’étant assez mal à propos imaginés que pour les abaisser il son-geoic d sc réunir avec Procope, ils le prirent, lui couvrirent la tête d un ca- en.
puce de Moine & le renfermèrent dans un monastère: les Thaborites enne- fur.è dammis des Calixtins blâmèrent hautement cet attentat, & ligués avec les Or- «amenas-phelins ils allerent faire une invasion en Silésie, s'emparèrent de quelques vil- Un ‘les, & échouèrent devant Schweidnitz. Comme ils s’éloignoient de cette villeProcope Rase & Procope le petit informés de la marche d’une armée consi-dérable, qui, commandée par l’Eíecteur Frideric, s’avançoit contre eux, al-lerent joindre les milices qu’íls avoient en Silésie, ravagèrent tous les lieuxpar où ils passerent & emmenerent en Bohême un immense butin. Impatiensde se venger, les Silésiens rassemblèrent leurs forces & sirène à leur cour uneirruption aux environs de Graditz, traverserent les montagnes des géants,
& s’avancerent jufqu’à Hachod, les Bohémiens des environs pour arrêter lecours de ces dévastations, se réunirent & marchèrent contre les Silésiens:ceux-ci feignant de fuir sc retirèrent dans les bois du voisinage, laissent enembuscade quelques troupes: ils furent vivement poursuivis, & déjà les Bo-hémiens ne doutant point de la victoire, attaquoient l'arriéré garde lorsqueles Silésiens faisant tout à coup volteface & paraissent déterminés à une ba-taille engagerent'l'action: on sc battoit de part & d’autre avec une égale va- L>s BoM-leur, quand les Silésiens placés en embuscade parurent tout à coup & enve- mans battuslopperent les Bohémiens qui furent contraints de s'enfuir ; les Silésiens les i a ' lí ‘ s Si ^~massecrerent en partie & les poursuivirent jufqu’aux portes du Nachod (2). WIS '
Les Thaborites & les Orphelins unis se signaloient dans le même tems parle pillage, le massacre, l'incendie & les meurtres; maîtres de Slán qu’ilsavoient emportée d’aíseut, ils massecrerent inhumainement la garnison entiere& tous les habicans; ils commirent les mêmes horreurs à Korsin & autres lieux
(1) Crantzius Huitsekí Hijì. Dan. ai ami. 1427. Mcursius Hifl, Dan. ai ann. 1428.
(2) Czçchor. Pag. 528-530. ïheob, Bell. Huis,
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