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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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2 9 6 HISTOIRE DE L’EMPIRE

,, IX. ces divisés s’accufoìent les uns les autres de trop de lenteur, les villes ef-Hijì. VaÌ- frayées craignoient d’être h proie de ces fiers conquérais. Maîtres d’Altem-kmagne, bourg les Huffites y mirent le feu, & jeterent dans les flammes avec les sta-2400144 e - tues des saints, les malades & les vieillards, après avoir égorgé ou fait pri-p^idìeáes fonniers le reste des habitans. Plauen eut le même fort, & quoique les vain-líu£i:es!' queurs eussent composé avec le Commandant & lui euflènt permis de fe re-tirer avec armes ôt bagages, les portes de la ville ne leur furent pas plutôtouvertes, qu’ils firent palier au fil de l’épée la garnison entiere, cent gen-tilshommes, les sénateurs, les prêtres, plus de neuf cent citoyens, & brûlè-rent la place. Rien ne gênant la course des Huílîtes, ils paflèrent dans laLuí'ace résolus d’aflìéger & de se rendre -maîtres de Bauzen ; mais cette en-treprise n’eut pas le succès qu’ils en avoient espéré, non seulement ils furentrepouflès par les assiégés qui leur tuèrent beaucoup de monde ; mais encoreforcés de fe retirer, & harcelés dans leur retraite par farinée de l’Eîecteurde Saxe, qui reprit fur eux une partie du butin qu’ils avoient fait en Misnie.Ils ne furent pas plus heureux en Thuringe ; mais ils fe dédommagèrent enFranconie, où ils contraignirent plusieurs Princes h racheter à force d’argentîe pillage de leurs Etats: il en conta neuf mille ducats d’or à l’Evêque deBamberg, pour se mettre h l’abri du ravage, lui & sa ville; ensorte que leslluífites se retirèrent en Bohême chargés d’or & d’argent (i).

Quelque formidables que fuísent les Huílîtes, jamais ils n’euísent étenduauíli loin leurs conquêtes, leurs ravages & leurs fureurs, si l’Empire & f Al-lemagne fe fuísent réunis contre eux; mais des guerres intestines désoloientces provinces, & ne leur laiísoient ni le rems, ni la liberté de fe liguer contreces dévastateurs. Conrad, élu Archevêque deMayence étoit de tous les Prin-ces le seul qui s’appliquat à pacifier les divisions des Allemands : par ses foins& ses démarches, il étoit parvenu h terminer la guerre que se faisoient l’E-vêque & la ville de Spire, l’Evêque de Wurtzbourg & les citoyens deSclv.veinfurt; il avoir assoupi la querelle qui s’étoit élevée entre le Comte deWirtemberg & le Margrave de Brandebourg, celle de la ville de Wormsavec son Evêque. Ernest & Louis, Ducs de Bavière lui dévoient aussi lapaix qui s’étoit rétablie entre eux, après la longue dispute qu’ils avoient eueD-tllsèlec - au fuM de quelques fiefs de cette province. Cependant, quelqu’ami de lai\ 0 n d'w 1 paix que fut le respectable Archevêque de Mayence, il fut contraint de pren-jírchivê^ue dre les armes contre le Landgrave de Heflè; il eut même tant de désavanta-dí Irfvis. g eS às cette guerre, qu’il fe hâta de faire la paix, & de céder une partiede ses droits, quelque fondé qu’il fut à les soutenir, & il continua de s’at-tacher à réunir les Princes d’Allemagne, & h persuader aux seigneurs dePEmpire à suivre le parti de l’Empereur Sigismond contre les Hussites: maisles troubles qui agitoient PElectorat de Trêves, rendirent pendant quelquerems, ses foins infructueux. A la mort d’Othon de Zingheim, Archevêque deTrêves, les Chanoines divisés, élurent, les uns Jacques de Sirck, Prévôt deWurtzbourg, les autres Udalric de Manderscheit, grand Doyen de Cologne:Udtlric secondé par ses parents, s’empara de quelques forts dépendans duLegs de Trêves. Sirck, moins puissant eut recours au Pape Martin V, qui

(1) Vandal. L. 11. cap. 20. Crantz. L. I. Theob. Bell. EuJJ.