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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A LLEMAGNE. Liv. XXV. Sect. IX.

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litaires, de faire contribuer chaque membre du district, asin qu’ils fourniísenrtous, au tems indiqué, leur contingent de troupes, d’argent, de munitions&c. Quelques -auteurs ont dit par erreur qu’Albert diviía l'Empire en cinqcercles, & ces auteurs fe font trompés; la bulle donnée à Nuremberg nandéfîme que quatre, & il y est expressément dit que l’Autriche, la Bohême& les Eiectorats ne feront pas compris dans ces cercles, attendu que le Chefde l’Empire & les Electeurs avoient aslèz de puissance, pour faire observerla paix dans ces Etats. II éxistoit depuis Charlemagne, en Westphalie, untribunal d'autant plus redoutable que c’étoit un conseil secret, composé deMagistrats qui condamnoient à mort fur de simples dénominations, & qui fai-foient si promptement exécuter leurs sentences, que l’accufé étoit pris, mish more, avant même qu’il fe doutât qu’il y avoit des plaintes portées contrelui, cette maniéré atroce de procéder fut pour jamais abrogée (i).

Dans une seconde diete infiniment moins importante, convoquée auífi àNuremberg, on s’occupa uniquement des démêlés du Pape Eugene avec leconcile de Bâle; les Légats du concile y parurent, & demanderent l’appro-bation des procédures commencées contre le souverain Pontife, les Princesne voulurent pas s’écarter de la neutralité qu’ils avoient promis d’observer.Asin de fe rendre l’Empereur favorable, les Légats travaillèrent à rétablir iapaix entre ce Monarque & le Roi de Pologne. Albert parut très - sensible ìtleur zele, mais jugeant à propos de négocier lui-même fans recourir à desnégociateurs, il y eut à Breslaw en Silésie des congrès dans lesquels les Am-bassadeurs Polonois déclarèrent que Casimir n'avoit accepté la couronne qu’onlui avoit offerte, fans qu’il la demandât, que dans la vue de rétablir le calmeen Bohême, & qu’il étoit prêt à céder ses droits fur ce trône, si l’Empereurvouloir de son côté céder ses prétentions & iaistèr aux Bohémiens la libertéde procéder h une nouvelle élection. II n’étoit pas naturel qu’Albert, recon-nu par les Bohémiens, couronné, & paisible poíseílèur du trône, consentitde mettre en compromis des droits aussi évidens que les siens. II rejeta laproposition des Ambassadeurs; mais il dit à l’Archevêque de Guesne que paramour de la paix, il donneroit sa fille aînée en mariage h Ladislas, & fafille cadette à Casimir; qu’enfin si Casimir & Ladislas ccnsentoient à reconnoî-tre la légitimité de ses droits, il fe démettroit du sceptre de Bohême en fa-veur de Casimir. Cette proposition étoit très-avantageuse au Roi de Polo-gne: elle i’étoit bien plus encore à Casimir; mais les Ambaflàdeurs Polo-nois très - mécontcns de n avoir pas été consultés, & jaloux de la préférenceque l’Empereur avoit donné en cette occasion h l’Archevêque de Guesne, re-fusèrent ces offres, se réduisirent à proposer une trêve de quelques années &ils sc retirerenr.

L'Empereur sc difpofoit à paíîèr en Moravie ; lorsque sortant de son ap-partement , il fit une chute très - violente à qui ne tarda point à devenir fu-neste: cet accident allarma tout le monde excepté le brave Albert II, quiforma contre les Turcs une ligue avec George, despote de Bulgarie, raf-

nìfl. d'Al-lemagne,1400-1440,

Supprfffìotìd’un tribu-nal IFe/l.phttliçLue.

(1) Un semblable tribunal éxiste à Klingensurt capitale de la Caryatide, on comnen-ce par prendre laccusé, on lui fait ensuite son procès; s’il est trouvé coupable, on bisseson corps au gibet : s’il est trouvé innocent, on l'enterre honorablement aux dépens dupublic; il y a bien de la barbarie encore fur la terre.

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