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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’ALLEMAG N E. Liv. XXV. Sec t. X. zzz

à !a tête des mécontens fe présente devant Vienne & s-’en empare, il haran-guele Peuple, lui présente Elisabeth sœur de Ladislas, comme abamdonnée, kmgne,& persuade que l’Empereur ne traite pas mieux leur Duc» On dlécide de 1 4 40151-9.chalser le Gouverneur & les autres officiers de l’Empereur ; Eisingeir est misà la tête des affaires. Les troupes des Comtes de Cilley jointes aux rebelles JìkmVnese répandent fur les pays qui appartiennent à Frideric, pillent, défol<ent mer- 1454-145^rent à contribution, les bourgs les villages & les châteaux; l’Empereur donton ne connoit plus l’autorité, envoya au Gouverneur d’Autriche le pouvoirle plus ample , pour réprimer ces excès, qu’il eut du venir réprimer iiai mêmeh main armée; mais il continuoit fa marche triomphale en Italie, aa lieu desuivre le conseil du Pape, plus sensé que ce Prince, auquel il envoya un deses secrétaires pour l’engager de retourner en Autriche : ce fut à Rome queFrideric reçut la lettre des rebelles, par laquelle ils lui demandoient fuir le tortle plus menaçant qu’il eût à envoyer ínceíïàmment Ladislas son Pupille auxBohémiens & aux Hongrois, qui l’attendoient pour l’élever au trône„ lui dé-clarant qu’au plus léger refus, ils l’y contraindroient par la force des armes»

Cette lettre avoir été envoyée par des députés à qui l’Empereur refusa dedormer audience: informé de l’objet de leur ambaflàde, Frideric s’eathaîa enmenaces & fut très-fortement secondé par Nicolas V, qui menaça les révol-tés de lancer fur eux toutes les foudres de l’Eglise, s'ils ne se hâtoient de re-connoître leur faute, & de recourir à la démence du Monarque. L/Empe-reur & le Pape eussent bien du prévoir qu’une faction nombreuse, après avoiraussi hautement parlé, ne seroît pas plutôt intimidée par les menaces du Sou-verain qu’elle ne craignoit plus, que par Iâ crainte des anathèmes qui ne pou-voient faire fur eux aucune sorte d’itn pression. Aussi les confédérés qui s’é-roient attendus à ce refus, ne furent pas plutôt informés de la réception faiteh leurs envoyés, que soutenus par Albert de Brandebourg & par le Duc dsBavière , dont le chef de l'Empire s’étoit attiré la haine, ils firent les plusgrands préparatifs. La Hongrie entra ainsi que la Bohême dans cette confédé-ration , & deux formidables années conduites par Eisinger prirent la routede Neustadt, où Frideric qui avec des troupes réglées eut pu tenir les rebel-lés en respect étoit allé se renfermer. A la rapidité de la marche des revoî- Ohstimtmtés, h leurs mouvemens & à leur contenance, l’Empereur étonné assembla Fruitra*son conseil, & fut assez malheureux ou aílèz obstiné pour ne pas se rendre àl’avis d’Aeneas Sylvius, qui prouva que le parti' le plus judicieux qu’il y eusà prendre dans ces circonstances critiques, étoit de céder k Forage & pot»

]e dissiper de rendre le jeune Ladislas aux vœux de ses sujets; il proov 3 qu’aa

fond il y avoir de l'injustice à priver ces deux Royaumes de leur Souverain

légitime, & que c’étoít un- très-mauvais prétexte pour le garder que celui

de fa minorité, attendu qu’un Roi quoique mineur est en état de gouverner

ses peuples toutes les fois que ceux - ci le désirent & ne veulent fe soumettre

qu’à lui (1). Le conseil d’Aeneas Sylvius étoit très-sage, mais par malheur Mtjf sent

Frideric étoit très-obstiné; il fe persuada que quel qu’ìrrités que puisent être &

les rebelles, jamais ils n-’oseroient lutter contre un Empereur-, à la tête de ses r 4 SS*-

troupes: il se trompa cruellement dans ses combinaisons j & majesté Bises

OO Aeneas Sylvius m zit, Frider. Us.

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