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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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Sect. X.Hitì. d'Al-lemagne ,

1440-1519-

Maximilienfils ciel’Em-pereur F ridei ic, épouseMarie ,fille

unique duDuc deBourgogne.

Guerre defrideric IIImncre leRoi de Hen-grie.

3-478 1482.

34 s HISTOIRE DE L T E MPIRE

aussi avide que Louis XI, afìn de procurer à fa maison les Etats dù Duc de-Bourgogne, du moins en très-grande partie, il rechercha Marie fille uniquede ce Prince en mariage pour Maximilien son fils: la veuve du Duc de Bour-gogne fort contente de cette proposition qui étoit très-brillante en effet, l’ac-cueillit, détermina fa fille à s’unir h Maximilien, & ce mariage fut célébréavec beaucoup de pompe; il fut heureux, dès Tannée suivante la naissanced’un Prince qui reçut au baptême le nom de Philippe, assura dans la maisonde Maximilien la poííèffion des Pays-bas. II est vrai qu’au mépris des droitsde Marie, & fans autre titre que la force de fes armes, Louis XI s’étant em-paré d’une partie des Pays-bas, cette invasion donna lieu h une contestationtrès-vive, & de part & d’autre on fe préparoità décider la querelle par unebataille, lorsque Louis & le fils de PEmpereur convinrentd’une treve, pendantlaquelle la plupart des terres envahies par les François furent restituées à Té*-poux de Marie, la trêve n’étoit pas encore expirée que Louis XI mourut,& profitant avec habileté de cet évenement, Maximilien rentra en possessionde toutes les places que la France retenoit encore dans les Pays-bas (r).

Moins heureux dans la guerre qu’il eut à soutenir h peu près dans le mêmetems contre le Roi de Hongrie, PEmpereur Frideric essuya des désastresd’au 1 -tant plus humilians qu’il ne pouvoit s’en prendre qu’à lui - même, & que parson injustice il s’étoit suscité un ennemi contre lequel il n’étoit point en étatde lutter. Depuis longtems Frideric assectoit de fe décorer du titre de Roide Hongrie, quoi qu’il n’eut fur ce trône aucune apparence de droit. Ma-rinas l’avoit fait prier plusieurs fois de renoncer à cette qualité qui ne lui ap-partenoit pas, & Frideric par la plus imprudente obstination refusa de fe dé-faisir du titre qu’il s’étoit arrogé. Fatigué de cette obstination, & la regar-dant comme une injure, Mathias déclara la guerre à PEmpereur, & étoitvenu mettre le fiege devant Vienne. PEmpereur pour fe délivrer d’un enne-mi qu’il craignoit & des embarras de la guerre que fa paresse redoutoic encc-rad’avantage fe hâta de renoncer à fes prétentions fur la Hongrie & à donner àMathias Pinveslure du Royaume de Bohême, avec cent quatre vingt milleflorins. Le Roi de Hongrie qui obtenoit plus qu’il n’eut pu attendre du suc-cès des armes, leva le siégé & fe retira. Ce Prince fut un des prétendans àla main de Cunégonde, fille de PEmpereur. Mathias la lui avoit demandée enmariage & Frideric la lui avoir refusée. Piqué de ce refus, Mathias alla for-mer le fiege de Hambourg dans la baílè Autriche, battit un corps de trois milleImpériaux que Frideric avoit envoyés au secours de cette place, s’en renditmaître, & dès les premiers jours du Printems de Tannée suivante, raffèmbiàtoutes les Bandes noires & rentra en campagne. Les Bandes noires étoient deformidables corps de soldats agguerris, infatigables & qui par leur habillementsingulier & leur air farouche, autant que par leur extrême férocité infpiroientla terreur aux guerriers les plus intrépides. Mathias divisa en deux corps cettenombreuse milice; à la tête de l’un il alla fur les frontières de la Baffè Hon-grie, pour les mettre à couvert des incursions des Ottomans: Pautre fut com-fié à David Hazi, qui marcha du coté de la Lesta & alla faire le fiege de iaville de Pruck. Hazi fut très - heureux- dans fes hostilités : il fe couvrit de.

(ji Gerhard Eoe. lììst. Justr.-Lih. 9. limer. Rer . /îustr. Lili, 2. cap. 9.