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HISTOIRE DE L’EMPIRE
Sect. X.Ilist. d’AI.lewagne,
1440-1519-
Mort duRoi dur-its VI U.
Réunion dtLouis XII ,succejjeurde CharlesVIII, avecl'Archiduc..Î49 7-1498.
Trêw tn-Vre LouisXII, ffMax mi-à.
se mirent sous la protection de Charles, Duc de Gueldres, qui éroit en guerreavec Maximilien. Ce Prince étoit occupé à calmer ces querelles, lorsqu’uaévénement inattendu lui ík encore tourner ses regards vers l’Italie.
Charles VIII avoir formé les plus vastes projets de conquête & de ven-geance, & déjà il avoit fixé le jour de son départ, lorsque la mort le mois.sonna. Louis XII, son successeur, Roi sage, aussi brave que Charles, maismoins impétueux & qui mettoit fa principale gloire à rendre ses sujets heureux,différa l’expédition méditée par Charles , à laquelle pourtant il ne renonçapoint; su contraire, en se mettant en possession de la couronne de France, ilprit le titre de Duc de Milan, & ce titre alarma íì fort Ludovic Sforce, pos-sesseur de ce Duché, qu’il forma diverses intrigues, & épuisa ses trésors poursusciter des ennemis au Monarque François. Le Duc de Lorraine ne résistapoint à l’or de Ludovic, il promit de tracasser Louis XII, & fidelle à sonengagement, il envoya demander au Roi de France, la restitution de la Pro-vence, sur laquelle ni lui ni ses prédécesseurs n’avoient eu en aucun temsnul droit, avec protestation qu’il se fairoit à lui-même justice par la force desarmes, si on ne lui restituoit cette province. Cette déclaration de guerrerfirrita point Louis XII, très - supérieur au Duc de Lorraine à tous égards,pour craindre d’aussi vaines menaces ; mais Louis XII étoit le plus juste deshommes, & fit examiner les prétentions du Duc par les plus habiles juris-consultes de son Royaume. Ils ne trouvèrent pas même des apparences deraison dans cette demande, & ils démontrèrent avec tant d’évidence la fauí-fíté des titres & des droits de ces prétentions, que le Duc de Lorraine rougitde savoir formée, garda l’argent de Ludovic Sforce, se réconcilia avec.Louis XII & ne songea plus à l’inquiéter (1).
II n’étoit par aussi facile au Roi de France , d’appaifer Philippe, Duod’Autriche également excité par le Duc de Milan, & qui avoit des justes su-jets de guerre. En effet Louis XII s’écoit emparé de plusieurs villes de Bour-gogne, qui appartenoient à ce Prince, avec lequel il eut été d’autant plusdangereux de fe brouiller, qu’il étoit très-puissant, fort aimé de ses sujets,guerrier très-redoutable & d’ailleurs autorisé dans la demande qu’ìl faifoit..Ces villes de Bourgogne, étoient fans contredit à la bienséance de Louis ;mais le Duc d’Autriche y avoit les droits les plus légitimes. Louis connoif-soit ces droits ; il ne balança pas à sacrifier ses intérêts à l’équité, il recher-cha ramifié de Philippe, réussit, & par le traité d’accommodement concluentre eux, il fut convenu que de son côté, il ren droit hommage au Roi, pourles Comtés de Flandres & d’Arrois. Louis XII eut bien voulu détacher éga-lement de la confédération, l’Empereur & l'attirer dans son parti ; maispour y parvenir il avoit à lever des obstacles en apparence insurmontables.En effet Maximilien ne pouvoit s’unir avec la France, fans renoncer au Milanezdont il avoit donné l’investiture à Ludovic Sforce ; c’eut été fe contreditetrop manifestement lui-même. Cette raison quelque puissante quelle fut,,n’empêcha cependant pas l’Archiduc d’Aurriche & le Cardinal d’Amboife, desolliciter l’Empereur de conclure un traité de paix avec la Cour de France »il est. vrai qu’ils n’obtinrent point tout ce quais désiroient, mais quand Maxi-
(1) Daniel lìlst, de Fremce , Histoire de Lorraine par limite