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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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HISTOIRE DE L’E M P I R E

Sbct. X.

Hifl. d’Al-lemagne ,

1440-1519*

Ptrfidie deJuin IL

Nouvtautraité de li-gue centrele Pape en-tre Mexì-milien &Leuis XII.

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M ni.

de Viniimìlle , qui, pour mieux réussir se déguisa en marchand, & à la savearde ce travestissement tenta de pénétrer dans la ville qu’il s’étoit engagé desurprendre & où il avoir un parti déjà formé : l’Evêque fut reconnu malgréson déguisement, on le chargea de chaînes & il fut conduit à Gênes où lacruauté des tortures lui fit avouer la conspiration & celui qui l’avoit tramée $ses complices périrent tous dans les tourmens. Par égard pour son caractère,& il ne méritoit certainement aucun égard, on ne prononça point contre luide sentence de mort, Lc l'on se contenta de le chaílèr avec ignominie. Lafourberie de Jules II & l’indignité de fa conduite ulcérèrent fi vivement LouisXII & Maximilien, que ces deux Monarques se liguèrent de nouveau contrele Pape, convinrent de concourir de toute leur puiilànce à rhumiliation duPape, & à rabaissement des Vénitiens: mais afin qu’aucun des alliés ne pûtimpunément manquer à ses engagemens, il fut statué par une clause particu-lière, que fi le Chef de l'Empire négligeoit d’envoyer en Italie une arméeconsidérable & telle qu’il s’y étoit engagé, de son côté le Roi de Franceseroit dispensé de fournir des secours extraordinaires. Louis XII agislbitde fi bonne foi, qu’afin de donner aux Allemans tout sujet de confiance, ilcommença par fournir huit mille fantassins, douze cens lances & douze censchevaux légers (1)-

Tout entier à son ressentiment, l’Empereur avoir fait les plus fortes levéesde troupes & il faisoit les préparatifs les plus formidables. Rien ne paroissoitcapable de dissiper forage menaçant, prêt à fondre fur Jules & fur les Véni-tiens, quand Ferdinand, toujours assuré de l’afcendant que fa profonde poli-tique lui donnoit fur la crédulité de Maximilien, entreprit de détourner cePrince de l’expédition à laquelle il se disposoit, de lui inspirer des crain-tes & de le remplir d’irrésolution. Dans cette vue, il commença par leféliciter d’avance fur la gloire dont-il alloit se couvrir, & lui dit, „ qu’il sou-haitoit sincèrement que ce fût pour lui seul qu’il allât faire des conquêtes;mais qu’en fidele ami , il croyoit devoir lui donner les avis qui lui paroitroientà l’avenir de la plus grande importance, qu’il dévoie fur-tout avoir soin dene paroître en Italie qu’à la tête de toutes ses forces ; parce que s’il ne s’ymontroit qu’accompagné d’une armée ordinaire, bien loin d’y avoir des suc-cès, il y éprouveroit incontestablement des défaites qui le rendroient la fablede l’Europe ; à la vérité, continuoit le Roi d’Efpagne, si vous passés les Al-pes, suivi de toutes les troupes Impériales, je crains bien que cette marcheimposante & digne de vous n’excite vivement la jalousie des François, & quedans la crainte d’être éclipsés, ils ne fafiènt tous leurs efforts & pour vous af-foiblir & pour vous faire perdre f occasion de cueillir des lauriers & de fairedes conquêtes, du reste je pense que vos progrès en Italie, dépendent de lachute de Padoue, dont-il vous importe infiniment de vous rendre maître:les Vénitiens ont fait palier dans cette ville la plus nombreuse garnison, & elleest si bien fortifiée que je ne vois pas qu’il vous soit possible de la réduire àmoins de l'attaquer à la tête de 120 mille hommes. ” Je fais que l'Empire Lcl’Allemagne fourniront aisément 120 mille soldats; mais je n’ignore pas hon

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(1) Daniel Hist. de Fiance, règne de Louk XII. Lettres de Leuis XII. T* *•