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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A L L E M A G N E. Liv. XXV. Sect. X. Z69

plus que vous ne sauriez soudoyer une armée aussi considérable, & commedanscecas, c’est à Louis Xll h fournir cette solde, mon avis est qu’il faut lemágne,d’abord s’asíurer du Roi de France, & savoir s’il consent à fournir à ces 1440-1519.fraix”. (1) '

Les conseils du Roi d’Espagne parurent fi sages, si désintéressés à Maxi-milien, que fans rompre ouvertement avec Louis XII, il fit ajouter au traité,des clauses qui marquoient son irrésolution & la méfiance qu’on lui avoit in-spirée. Cependant contre l’attente de l’Empereur, LouisXíl souscrivit h ces nou-velles clauses, envoya, sous les ordres du fameux Général la Palice, une ar-mée dans le Frioul, dont les François s’empnrerent avant que les Vénitienseussent songé à s’y défendre. Au lieu de s’affúrer de cette conquête, l’Empe-reur envoya ordre à la Palice de marcher du côté de Vicence & de s’en rendremaître. La Palice obéit ; mais à peine les François se surent éloignés duFrioul, que la République de Venise le recouvra &s’en mit en postèísion. Avantque d’arriver fous les murs de Vicence, la Palice avoit bien des difficultés àsurmonter, beaucoup de places à réduire. II s’empara de Castelnova, mais iln'avoit que peu de troupes, & ne voulant pas les commettre, ni entrepren-dre le siégé de Trevise, il écrivit h Louis XII, lui rendit compte de l’état oùil se tronvoit, & en reçut ordre de ne pas aller plus loin & de demeurer enrepos, au-lieu même où il se trouveroit. Informé de l’inaction des François Mismteiiu& de l’ordre qu’ils avoient reçu, Maximilien, déjà très-disposé à soupçonnerle Roi de France/, ne manqua par de se persuader que c’étoit comme lavoirprévu Ferdinand, par jalousie, que Louis XII agistòit, & il n'attendit plus Xìi.qu’une occasion de se venger. Cette occasion ne tarda pas à se présenter. 1 512-1513.Le Roi d’Arragon venoit de former une ligue contre la France avec le Roid’Angleterre ; il envoya offrir à Maximilien, s’il vouloir entrer dans cetteligue, d’assurer à Ferdinand d’Autriche son petit-fils les Duchés de Bour-gogne & de Milan. Des propositions moins brillantes euíïènt déterminé l’Em-pereur à rompre ouvertement avec la France, & celles - ci le décidèrent d'au-tan t plus aisément, qu'il avoit la plus tendre amitié pour le Prince Ferdinand:il accepta volontiers les promesiès du Roi d’Arragon & entra dans cette con-fédération qui paroiflòit n'avoir pour but que la ruine de la France, tandisqu’au fond, les Princes qui l’avoient formée, ne songeoient tous, à l’excep-cion de Maximilien, qu’à se tromper les uns les autres. Ainsi vit - on- s'éva-nouir tous ces projets éblouissants de guerre & de conquêtes, plus viteencore qu’ils n’avoient été formés; des événemens nouveaux les engagerentà conclure d’autres traités qui durerent tout aussi peu. Les confédérés feréunirent, fe séparèrent encore, pour se rapprocher de nouveau. Ils firentpaslèr quelques troupes en Italie; y livreront quelques combats & tous cesgrands mouvemens & toutes ces intrigues n’aboutirent qu’à assurer à Maximi-lien 8force le Duché de Milan dont l’Empereur lui donna i’investiture. (2)

L’ame de ces diverses confédérations & le moteur de toutes ces guerres, Mort du Pa-le trop turbulent Jules II mourut enfin, & comme c’étoit lui qui jusqu’alors pejuietll.avoit le plus contribué à former entre les différens Souverains l’esprit de mé-fiance, de division & de haine, on espéra que sa mort rétabìiroit le calme

(1) Mariana, Hist. d’Efp. Liv. 30. ( 2 ) Bembo. Hist. Veniî.

Totnt XL. A a a