Buch 
40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
Seite
387
JPEG-Download
 

D’A LLEMAGNE. Lrv. XXV. Sect. XF. z 87

feroit publié contre lui, le fie enlever par des gardes, qui le conduisirent j- AI .dans un de ses châteaux. Ce Prince voulut lui-même ignorer, quel écoit le Ieinagne,séjour de son prisonnier, afin sans-doute de ne pouvoir le trouver, si la 15*9-155».diete l’obligeoit à faire des recherches. On vie enfin paroîere l’édic de l’Em- 1 ^perenr, qui, „ déclaroit Luther hérétique, défendoit h tous les Princes ou„ sujets de i’Empire de lui accorder ni protection, ni asile, de lire ses„ ouvrages, & qui ordonnoit enfin à tous les Princes, fous peine de déso-„ béifiance, de se saisir de sa personne, de poursuivre ses complices, & de,, s’emparer de li-urs biens.”

L’Efpagne menacée par François I, rappelloit le nouvel Empereur au-delà n ép . nt dides Pyrénées. II falloir établir un Conléil de Régence , pour gouverner ChartesFAlL-magne pendant Ion absence. Ce Prince usa du droit qu'on t les Empe P ow t'Ff-reurs, de choisir ces Vicaires pour tenir les rênes du Gouvernement, lors- dtsque les circonstances les forcé nt à les abandonner. Ces Vicaires de J’Empe y tenue sreur différent des Vicaires de l’Empire , en ce que les premiers rendent pòw gmt-compte de leur conduite au Monarque , qui peut annuller ce qu’ils ont ^,,7/fait, & que ceux qui gouvernent pendant la vacance du trône , jouiilent dela même autorité que i’Empereur qu’ils remplacent. Charles jeta les yeux Jfur l’Archiduc Ferdinand, & l’Electeur Palatin (1). La résidence de cesVicaires fut fixée à Nuremberg, ils dévoient présider à rassemblée de vingt-deux assefièurs ; & ce Conseil eut ie pouvoir de convoquer des diètes.

Après ces arrangemens Charles se prépara à partir pour l’Espagne, où Frarr-çois I, avoir porté la guerre (a), en même temps qu’il lui suícitoit d’autresennemis, & armoit contre lui Robert de la Marck, Prince de Sédan: le HHìlitísComte de Fleuianges fils de ce Souverain assiégea Virton dans le Duché de àu PrinceLuxembourg: mais la Cour d’Anglererre sollicitée par Charles, s’érmt éle- dt Si(ian 'vée contre ce procédé, François 1, défendit à ses sujets de sécourir Robert,

& Flturanges licentia fa petite ârmée (3). Un traité avec le Duc de Lor-raine assura à l'Empereur, si non l’amicié de ce Prince, au moins la neutrali-té; c’étoit beaucoup, qu’il ne prit pas les armes en faveur de François I:bientôt le Pape lè ligua avec le Monarque Autrichien, pour ebasièr les Fran-çois de Milan & y rétablir les Sforces. La retraite du Comte de Fleurangesn’uvoir point encore satisfait Charles V ; les troupes Impériales entrerentdans les Etats du Comte de la Marck. Ce Prince ne put obtenir aucun se-cours de François I. Mais il obtint de Charles une trêve de six semaines.

C’étoit assez de loisir fans doute pour réfléchir fur les dangers que courentles petits Princes, en épousant les querelles des Souverains puilsans.

Á la faveur de ce calme momentané, on entama une conférence à Calais.

La paix générale en fut le prétexte (4). Le Cardinal Wolsey, Ministre d’Angle- Ligue em-tc-rre, qui se jouoit de la volonté de son Maître, de la bonne - foi de Fran- tre la Fran-çois I , & qui se feroit joué même de 1a politique de 1 Empereur, si ce ce ‘

Prince n’avoit fçu le gagner , avoit assemblé ce congrès , pour y for-mer une ligue contre la France. Elle fut en efflt con,.lue entre le Pape,

Charles V, & le Roi d’Anglcterre. Le Milanez fur le premier théâtre dela guerre. Les François de ce terris là n’étoient point encore assés éclai-

(1) Diwont, Corps Dipl T. IV. part. i p. 349 ; 2) ì huan. Hist L. I. p 2k-

L. il. p, 559. (Z) Mtm. éi eu Bellay (4- AU. Kynttri Corps Diplom.T. IV.

Ccc S