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D’ALLEMAGNE. Liv. XXV. Sect. XI. 407
On attendoic de la France & <de l’Angleterre des secours plus réels (1); jj.„ j, ALFrançois I er , qui perfécutoit les Protestans dans lès états, les protégeoit en lemagne,"Allemagne. Ce Prince, sans se déclarer ouvertement pour la nouvelle Ligue, 1519-15536.cherchoic à la soutenir, & à rompre celle de Suabe, formée en faveur de la Mai- -
son d’Aucriche, & qui subsistoit depuis plus de soixante ans: Langei fut leNégociateur qu’il choisit pour dissoudre cette confédération ; il y réussit ; &conclut ensuke un traité avec les Princes Protestans: cette négociation fem-bloit n’avoir d’autre objet que d’assurer la liberté , les privilèges des villeslibres, & de maintenir l’équílibre & la sûreté des dix Cercles; ruais on s’ap-perçut par la fuite, que le but de François 1 er , étoit moins de servir l’Empire,que’ de nuire à l’Empereur. Le Roi de Dannemarck, n’entra dans la liguequ’en qualité de Duc de Holstein, & pofíèíièur de plusieurs fiefs de l’Empi-re; la République de Lubec calculoit, avant de se déclarer, & les fecours-qu’elle feroit obligée de donner, & ceux qu’elle pourrok attendre de la Ligue,fi Christiern soutenu par l’Empereur son beau-frere, venoit l’attaquer: plu-fieurs Princes attendoient que la ligue pût au moins balancer les forces dureste de l’Empire, pour se joindre à elle. Cependant la Chambre Impérialeinformoit contre les Luthériens : on voyoit accourir à Spire des délateurs detout état, conduits par des motifs différens, les uns par le fanatisme, d’au-tres par la haine, le plus grand nombre par 1 avarice. Mais toutes les con-fiscations prononcées par la Chambre furent fans effet ; il eut fallu en confierInexécution à des armées, la feule idée d’une guerre civile glaçoit tous lescourages; on fçavoic que ces guerres toujours funestes à l’état, qui les voltéclorre dans son sein, ne sont utiles qu’à l’étranger qui les fomente; Charles Les P-otefen rédoutoit tellement les effets qu’il permit à quelques Princes de négocier tans s’erp»-un accommodement entre les deux parties: tout le succès de leur médiationfut de donner lieu à une nouvelle assemblée des Protestans , h Francfort; où à
ils annullerent de nouveau résection du Roi des Romains ; ils eurent la har- muìni*dieíse d’en informer l’Empereur. Ce Prince, pour les appaifer, fit cesse rtoutes les poursuites de la Chambre Impériale, & invita les négociateurs,l’Archevêque de Mayence & le Comte Palatin, à tenter une seconde fois les-voyes de pacification : mais comment accorder des Protestans avec des Ca-tholiques, lorsque le Landgrave de Hesse, faisoit des vains efforts pour con-cilier les Luthériens avec les Zwingliens? toutes les entrevues fe bornèrent àdes discours vagues; les Protestans juraient au’ils étoient de bonne-foi, qu’ilsétoient prêts à renoncer à leurs opinions, dès qu’eiies feraient clairement ré-futées ; qu’ils s’en rapporteraient à la décision du Concile, pourvu qu’il fûtlibre & impartial ; restriction dont leurs antagonistes conclurent que ceConcile étoit inutile, & qu'ils ne le trouveraient ni libre ni impartial, s’iln’adoptoit leurs systèmes.
L’Anabapíifme persécuté, presque anéanti & par les Catholiques & par Verfimímles Luthériens, venoit de renaître dans la Moravie. Hutter & Scherding en quejonff'rMeétoient les chefs: ils a voient fçu inspirer à leurs profélites le goût du travail ls í& de la frugalité; les seigneurs dans le choix des fermiers préféraient aux 5 ^Catholiques ces laborieux sectaires, aussi respectables par leur droiture qu’u*-
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